Archives août 2016

Songe à la douceur

SONGE A LA DOUCEUR, de Clémentine Beauvais

(chez Sarbacane)

La chronique de Nathalie Riché en cette rentrée s’adresse à des lecteurs à partir de 14 ans, plus âgés que les sujets de Top-Topic, mais le livre dont il est question est tellement bien qu’une petite entorse ne fait pas de mal…

Après le fantastique succès des Petites Reines et leur escapade boudinesque à vélo (si vous ne l’avez toujours pas lu, foncez !), le nouveau roman de Clémentine Beauvais nous enchante avec une histoire d’amour pleine de surprises, malicieuse, écrite en vers et librement inspirée du roman de Pouchkine, Eugène Onéguine. (sortie le 24 août).

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« Parce que leur histoire ne s’était pas achevée au bon endroit, au bon moment,
Parce qu’ils avaient contrarié leurs sentiments,
Il était écrit, me semble-t-il, qu’Eugène et Tatiana se retrouvent dix ans plus tard,
sous terre,
dans le Meteor, ligne 14 (violet clair) un matin d’hiver. »

Elle a du cran, Clémentine Beauvais pour s’attaquer à un sujet aussi vaste et aussi casse-gueule à destination des adolescents que l’Amour. De plus écrit en vers libres et en s’inspirant de Pouchkine s’il vous plaît. Tout pour rebuter a priori… Sauf que c’est formidablement réussi.
Poétique, drôle, attachant, malicieux, addictif (on ne lâche le livre qu’à la dernière page), Songe à la douceur est tout ça à la fois et bien plus… C’est une invitation au voyage bien sûr, mais surtout une invitation à aimer et à « dire » l’amour.

L’histoire d’Eugène et Tatiana commence comme une histoire banale. Eugène, dix-sept ans, accompagne son meilleur pote Lenski chez Olga, sa petite amie. Dans le jardin d’Olga il y a une jeune plante : Tatiana, sa petite sœur de 14 ans. Plutôt que de tenir la chandelle, dans les interstices solaires de ces après-midis d’été, Eugène lui fait la conversation. Et voilà l’adolescente aux sentiments naissants qui bientôt se surprend à attendre chaque jour avec fébrilité le moment où la grille du jardin s’ouvre. Jusqu’au soir où…..
La suite de cette chronique, c’est ici !