Catégorie Littérature

Les Loyautés, Delphine de Vigan

En lisant (d’une traite) « Les Loyautés », Nathalie Riché a pensé à chaque page que ce nouveau roman de Delphine de Vigan pouvait aussi captiver les ados ! Sa chronique :

 

Delphine de Vigan renoue avec le style de ses précédents romans, Les Heures souterraines ou No et moi. Avec Les Loyautés, roman sobre et puissant à la fois, elle explore les failles de l’enfance et touchera un large public, au premier chef, celui des grands adolescents.

 

 

« J’ai pensé que le gamin était maltraité, j’y ai pensé très vite, peut-être pas les premiers jours mais pas longtemps après la rentrée, c’était quelque chose dans la façon de se tenir, de se soustraire au regard, je connais ça, je connais ça par cœur, une manière de se fondre dans le décor, de se laisser traverser par la lumière. Sauf qu’avec moi, ça ne marche pas. Les coups je les ai reçus quand j’étais gosse et les marques je les ai cachées jusqu’au bout, alors à moi on ne la fait pas. »

Hélène, prof de SVT dans un collège parisien, remarque l’attitude étrange d’un de ses élèves de 5e. Une sensation de déjà vu, une empathie intuitive lui dicte que quelque chose cloche chez Théo Lubin. Mais quoi ? Dans les cours qu’elle donne aux 5e B, tout son esprit est tendu vers ce gosse-là, pour tenter de déceler pourquoi son instinct est en alerte. Bien sûr, elle songe à son propre démon, la maltraitance, mais rien ne perce. Pourtant les signes avant-coureurs de décrochage sont là. Elle en parle à d’autres profs, au proviseur… Mais que faire sans preuves ? Le collège n’a pas réponse pour ça. Pourtant, ça la taraude, ça ne la lâche pas… Que faire d’une intuition, à part en faire trop et tomber dans une impasse ?

A douze ans, Théo est un gosse relativement transparent, « silencieux » d’après ses camarades. Hélène semble la seule à avoir perçu qu’il glisse gentiment sur une pente qui peut devenir fatale.
En réalité, Théo boit en cachette des litres d’alcool dans l’enceinte du collège. C’est d’abord un réconfort, se faire des sensations, oublier sa vie, c’est aussi un jeu excitant de braver l’interdit. Il entraîne son unique copain Mathis dans son délire. Mais où s’arrête le jeu quand on en vient à se faire vraiment peur ? Car pour Théo, boire n’est plus un jeu. La vie est un grand malaise coupé en deux pour ce jeune garçon livré à lui-même dont les parents divorcés ne communiquent plus. Il vit en garde alternée une semaine sur deux chez le père et la mère sans que nul ne sache quoi que ce soit des semaines passées chez le père… sauf peut-être Mathis.

La suite de la chronique et les références du livre c’est ici. !

Nos Vacances, de Blexbolex

Nathalie Riché nous fait commencer très joliment 2018 en livrant son dernier coup de coeur : « Nos Vacances » de Blexbolex, Pépite d’Or au dernier Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil – Album publié chez Albin Michel Jeunesse, à partir de 6 ans.

Couronnée de la Pépite d’Or au dernier Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, le nouvel album de Blexbolex, Nos vacances, est un petit chef d’œuvre d’inventivité et de virtuosité qui remue nos émotions. Déjà classique.

Couverture Nos vacances Blexbolex

 

Quel magicien ce Blexbolex !
On ouvre toujours un de ses albums comme un cadeau précieux. Avec ses promesses de rêve, de cocon familier et aussi quelque chose de fragile qui pourrait nous échapper ou nous ravir, selon le temps qu’on y consacre. Car un album de Blexbolex attend patiemment son lecteur. On se souvient de Romance, album déjà récompensé d’une Pépite en 2013, la Pépite « Ovni », parce qu’il ne ressemblait déjà à rien de connu.

Il faut prendre son temps pour goûter toute l’originalité de Nos vacances. Quand on l’ouvre, il fleure bon le grain des vieux illustrés de grand-mère, une imagerie des années 60, et en même temps s’y mêle quelque chose de terriblement contemporain. Car malgré ses airs de sérigraphie, le livre est réalisé à la palette graphique.

 

 Nos vacances Blexbolex

 

Mais comment fait-il ? Pour réussir ce traitement si particulier, cette mise en scène, ce dynamisme dans l’histoire. Il y a quelque chose d’un peu mystérieux pour réussir cet équilibre savant. L’ingrédient indispensable dans la grammaire visuelle de Bernard Granger, alias Blexbolex, c’est le mouvement permanent. En feuilletant l’album qu’on lira et relira maintes fois, on a l’impression que se déroule sous nos yeux un film muet avec ses trains qui défilent à toute vitesse, ses chapeaux qui s’envolent, ses personnages qui traversent les pages, et entre eux, le temps qui s’étire.Les plans se succèdent, plan larges ou rapprochés, vignettes multiples qui enchaînent l’action ou brouillent nos pistes, déroulant une bobine avec plusieurs séquences dans la même page, comme autant de perspectives.

Pas un mot dans cet album. Du silence, du temps vide comme seules savent les fabriquer les vacances. Chacun se racontera son histoire en s’identifiant à l’un ou l’autre personnage. Ce qui frappe au premier abord, c’est ce titre Nos vacances, une promesse heureuse et solaire que vient contredire de suite une forêt au parfum d’automne, des champs de paille jaunis et un ciel bleu-gris chargé de fin d’été. Le ton est donné, ces vacances-là n’auront pas la saveur de la légèreté.

 

 Nos vacances Blexbolex

Une merveille, une vraie merveille !

 

La suite de la chronique…, et une interview de Blexbolex !


 

 

 

Une histoire d’amour, de Gilles Bachelet

La nouvelle chronique de Nathalie Riché, dont on se dit que le sujet est tellement drôlement traité qu’il pourrait faire l’objet d’un cadeau clin d’oeil même aux (beaucoup) plus grands que les « lecteurs jeunesse »

 

Il n’est jamais trop tard pour offrir des albums. Allez, un petit dernier à glisser sous le sapin : Une Histoire d’amour. Ce petit bijou d’humour signé de l’inénarrable Gilles Bachelet, raconte la love story hilarante de deux gants Mapa. Une histoire pas en toc !

« Cupidon le petit dieu joufflu de l’amour, envoie ses flèches où bon lui semble. Certaines, parfois atteignent le cœur de personnages remarquables et provoquent des histoires pleines de passions et de drames qui font les grands romans et les films en cinémascope. Mais la plupart viennent toucher le cœur des gens ordinaires et sont à l’origine de mille et mille histoires toutes belles, mais toutes simples, telles que l’histoire de Georges et Josette. »

Gilles Bachelet adore détourner les mots et les personnages. Souvenez-vous de son Chat le plus bête du monde (un gros éléphant benêt) ou encore de ce Champignon au drôle de chapeau qui se prenait pour Bonaparte, sans oublier l’hilarant Chevalier de Ventre-à-Terre qui partait au combat à la vitesse de l’escargot ou encore sa plus belle héroïne, Madame le Lapin blanc, personnage négligé par Lewis Caroll et réhabilité haut la patte par Sieur Bachelet ! Cette fois, l’auteur-illustrateur bat tous les records de l’humour décalé en nous faisons littéralement vibrer pour une histoire d’amour entre… deux gants Mappa ! Il fallait oser.

Une histoire qui lui va comme un gant ? C’est peu de le dire. Car le récit fonctionne à plein, un gant mâle et jaune en pince pour une gente et rose femelle à la jolie plastique, championne de natation synchronisée. Un regard, et c’est le coup de foudre ! Ils se rencontrent évidement à la piscine (l’évier de la cuisine), pique-niquent à la campagne (le balcon aux géraniums) et partent en voyage de noce sur un bibelot du salon en forme de gondole vénitienne.

Artificiel ? Pas du tout. Ces deux-là s’aiment ferme et sous nos yeux ébahis, c’est une vie entière qui se déroule, avec ses joies, ses peines et la nostalgie du temps qui passe : Georges joue la romance, passoire-guitare en main, offre à Josette un fox-terrier (une mini brosse !) ; ensemble, ils auront des tas de bébés, mais casseront aussi un peu la vaisselle et pas seulement en la faisant…

La suite de la chronique…

Top-Topic emballé par Tip Tongue !

Tip Tongue, des romans jeunesse tip-top sur Top-Topic !

 

Non je ne vous propose pas un exercice de diction. Quoique. De diction étrangère un peu. Pourquoi ? Parce que la collection Tip Tongue des éditions Syros dont je vais vous parler, c’est un moyen astucieux pour immerger les enfants de 8 à 16 ans dans une langue étrangère.
Et en utilisant le terme « immerger », je prends la bonne image, car il s’agit de faire partir  les jeunes lecteurs du « tout en français » au début du roman, jusqu’à un dernier chapitre entièrement en allemand, anglais ou espagnol.

 

 

Selon le niveau de chaque roman, dès 8 ans,  10 ans,  12 ans, (à moduler plutôt en fonction des aptitudes de votre enfant), le héros ou l’héroïne parle un peu, très peu, ou pas du tout la langue étrangère. Et pour élucider l’histoire dans laquelle il est embarqué, il doit décrypter la langue des gens qui l’entourent.

 

🔰

. Au début du roman, la langue étrangère se trouve seulement dans les dialogues, puis elle entre petit à petit dans la narration.

. Le lecteur suit grâce aux nombreuses stratégies de compréhension mises en place par les personnages : synonymes, reformulations, références très connues

. Le dernier chapitre est à 100 % en anglais, ou allemand, ou espagnol

 

Un exemple, example, beispiel, ejamplo  ? 

Extrait de « Peter et le mystère du Headless Man » – auteur : Stéphanie Benson

« L’hôtesse de l’air fit signer un papier à Sally, sa tante, puis il se retrouva dans les bras de celle-ci. Il essaya de lui faire la bise comme en France, mais apparemment elle ne savait pas trop comment s’y prendre. Son oncle Bob lui tendit la main, comme à un homme, et ses cousines lui sourirent.
– Welcome to England, Peter, dit Bob pour lui souhaiter la bienvenue.
– Thank you, murmura Pierre, gêné.
Son oncle était un homme impressionnant, grand et bronzé, avec des yeux bleus et une dent en or.
– We’re very happy to have you, dit Sally en souriant, elle aussi.
– Thank you, répéta Pierre en se disant que son vocabulaire était un peu limité. »

et, plus loin dans l’histoire : 

« Stop trying to scare him, dit la mère des filles, et cette fois, comme elle avait déjà utilisé ce mot, Pierre osa demander du vocabulaire :
– What’s scare ?
Scare. You know, frighten brrr ! dit Alison en faisant une grimace horrible et en tendant les mains comme si elle voulait l’étrangler.  Like Scary Movie. You’re not scared of ghosts, are you ? »

D’un autre livre :

« Valentin et les Scottish Secret Agents » de Claudine Aubrun et Stéphanie Benson :

« – Valentin, do you know who Walter Scott is ? He’s a poet.
Puis, comme si Shona devinait que j’étais bien tenté d’aller faire un tour dehors, elle m’a demandé :
–  Do you want to go and see the Scott Monument now ?
Aller voir le monument maintenant ? J’en mourrais d’envie mais sans les adultes bien sûr ! Comment dire ça ? J’ai tenté :
– Not with Aunt Agnès ?
– You want us to go alone ? Okay, it’s two minutes away. I’ll just tell Mum. Follow me ! »

 

S’ouvrir à la langue, mais aussi à la culture du pays

En lisant les romans de la collection Tip Tongue, le lecteur découvre les modes de vie des habitants d’un autre pays, et enregistre des faits culturels, l’air de rien.
Par exemple, Hannah revient sur l’histoire des troubles entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, tout en explorant le folklore irlandais à travers la figure mythologique du Leprechaun.
Alex nous entraîne sur les lieux emblématiques de New York,  revisite l’histoire de l’art et des artistes américains, et nous explique les règles du baseball.
Ou encore, Martin invite à la découverte du paysage et du patrimoine allemands  (Mittenwald, Heidelbert) et fait revivre Meister Floh, célèbre personnage d’un conte d’Hoffmann..

Le plus vraiment plus ! L’audio-book

Chaque titre Tip Tongue offre une version intégrale audio rechargeable. Un vrai bain de langue, belle occasion pour le lecteur d’entendre des accents très différents selon les pays, et de découvrir comment se prononce un mot en langue étrangère au moment où il le lit !

Extrait de « Lucas et la Chick Team » – auteur Maïté Bernard
 » – We’re going to have a drink, les informèrent Ben et Sarah. Do you guys want to come along ?
Lucas n’était pas peu fier d’avoir compris qu’ils étaient invités à prendre un verre. Certes, les mots étaient basiques, mais la prononciation si américaine avait donné quelque chose comme « Dyu guys wanna comalong ? »

Les versions audio se chargent gratuitement et très facilement depuis une page dédiée sur le site des Editions Syros.

 

Vu au Salon du Livre de Montreuil

J’ai découvert cette collection qui me semble géniale au dernier Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil. C’est en parcourant longuement différents exemplaires que j’ai eu un coup de cœur. Pépito et Pépette, mes loulous n’ont pas encore testé. Ils vont en découvrir des opus sous le sapin.  Mais je ne doute pas du bien fondé de mes cadeaux, qui ne peuvent que leur faire du bien pour améliorer leur anglais et allemand.

Et entre nous, vous verrez ci-dessous, le prix est très raisonnable (version audio incluse)

En pratique : 

Niveau introductif – dès le CE2 / CM1 / CM2 – 80 pages – 6 titres en anglais*
illustrations N/B de Julien Castanié – 6,40 €

Niveau découverte – dès le CM2 / 6ème / 5ème – 96 à 112 pages – 5 titres en anglais, 2 en allemand*
Illustrations N/B de Julien Castanié ou Pierre-Yves Cézard – 6,95 €

Niveau intermédiaire – dès la 5ème / 4ème / 3ème – 112 à 128 pages – 6 titres en anglais, 2 en allemand, 3 en espagnol*
Illustrations N/B de Julien Castanié ou Pierre-Yves Cézard ou Clément Rizzo – 6,95 €

Niveau seuil – dès la 3ème / 2de / 1ère – 160 à 176 pages – 3 titres en anglais*
Illustrations des couverture Anne-Lise Nalin – 6,95 €

*pour l’instant

en vente sur Amazon

FACEBOOK des éditions Syros


 

5 livres pour faire aimer la géo aux enfants

Ne trouvez-vous pas que les enfants ont de plus en plus de mal à se repérer géographiquement ?
Autrefois, avec les cours de géographie assez classiques, et les cartes accrochées en permanence dans nos salles de cours, ça « s’imprimait » dans nos cerveaux. Et puis nous avions les cartes Michelin en papier. Dans ma famille, mon père me les passait, je devais le guider alors qu’il conduisait. J’apprenais ainsi la localisation des villes dans le pays et par rapport aux autres villes alentours, aux rivières et fleuves, et éventuellement à l’Océan ou à la Méditerranée, et enfin aux massifs montagneux.

Maintenant le GPS a pris le relais. Si je ne m’évertue pas à montrer à mes kids avant de faire un voyage que nous partons d’ici – pour aller là – en passant par tels endroits, ils seraient toujours dans un flou artistique géographique qui moi m’angoisse. On a les névroses qu’on peut…
Cela leur permet d’éviter de sortir des perles comme celles-ci, que j’ai réellement entendues, dont une pas plus tard qu’aujourd’hui 9 décembre, jour de l’hommage à Johnny Hallyday => Nous déjeunons dans un petit bistrot et écoutons les conversations de comptoir.
« Le Johnny il sera enterré à Saint-BarthOlomy »
Ah oui j’ai entendu, mais c’est où ?
A l’Ile Maurice ».

Un autre exemple ? Je connais une personne de 30 ans qui est partie plusieurs fois à Corfou, la situant en Crète, et une autre qui est allée 2 fois en Jamaïque persuadée de se baigner dans le Pacifique une fois arrivée sur place (sans consommation de l’herbe locale).

 

Alors on fait quoi ?

Eh bien on n’a pas peur de passer pour un adulte rabat-joie et on offre des atlas et livres documentaires attractifs à nos chers petits ! Qui nous en seront reconnaissants.

Après avoir  arpenté les allées du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil 2017, où j’ai eu la belle surprise de voir que la majorité des éditeurs proposaient des ouvrages de « géographie », je vous soumets une sélection qui permet de satisfaire différents niveaux d’âge et de curiosité.

 

LA FRANCE EN SAC A DOS – Belin Jeunesse


J’ai de la tendresse pour cet ouvrage qui dans l’esprit me rappelle un puzzle que j’adorais faire et refaire enfant : chaque pièce était un département avec sa préfecture et le dessin de ses spécialités culinaires, artisanales ou industrielles.

Pour « écrire » La France en Sac à Dos, Aurélie et Laurent se sont investis personnellement en s’équipant de bonnes chaussures et marche et autres matériels de randonnée.
Partant de Bray-Dunes, la ville la plus au nord de la France, ils ont parcouru 6 134 km en 379 jours, en dormant chez les gens rencontrés en chemin.
Des plages du Nord à la Dune du Pilat, des Pyrénées à la  Camargue, du mont Blanc à Strasbourg, ils partagent leurs coups de cœur, rencontres, pauses gourmandes ou défis sportifs !
Tout ceci est « transmis » aux enfants par 8 cartes, plus de 600 photos et illustrations, des quiz et des pages conseils pour organiser leurs propres randonnées !

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’aime particulièrement :

🌎 l’originalité du concept et le ton proche de l’enfant
🌍 la maquette claire et foisonnant pourtant d’informations
🌎 la variété de ces infos, en photos, images ou textes : qui vont des types d’habitation à la faune ou flore locales, en passant par des données géographiques ou historiques,  des recettes, anecdotes, conseils
🌎 la qualité du papier, un plaisir de toucher à chaque page tournée

 

Auteurs randonneurs : Aurélie Derreumaux et Laurent Granier 
Illustratrice : Anne-Lise Boutin
139 pages – 25×27 cm – 20,90 €

Belin Jeunesse – Site


MON PREMIER ATLAS DU MONDE – Bescherelle

 

Voici un ouvrage bien complet qui conviendra aux enfants de primaire à partir du CE2. De la collection Bescherelle, il en a la rigueur et l’exhaustivité. qui aidera les écoliers à s’approprier et aimer les premières notions de géographie, notamment grâce aux premières pages :
🌍 comment lire une carte
🌎 les représentations de la Terre
🌏 se repérer
🌎 le vocabulaire des reliefs et cours d’eau.

Suivent 3 parties identifiées par 3 couleurs :
. orange, le Monde
. bleu, les Continents
. rouge, la France avec découpage administratif, relief, population et villes, territoires ultramarins

Ces 3 grandes parties proposent aussi des zooms sur le Sahara, la forêt amazonienne, le patrimoine de l’Unesco, les micro-états européens, l’eau, le décalage horaire.
Un ouvrage parfait pour réaliser ses premiers exposés à présenter en classe, sans passer par le copié-collé sorti du web. 

     J’aime particulièrement : 
🗺 le graphisme et la mise en page qui rappellent les ouvrages scolaires d’autrefois : structurés, faciles à appréhender
🗺 le découpage des chapitres pour passer d’une vue large du Monde jusqu’à la France
🗺 les cartes aérées et leurs légendes simples
🗺 l’index final

🗺 les zooms, notamment sur les micro-états européens


Auteurs : Françoise Bouron et Catherine David
Illustrateur Laurent Audouin

Bescherelle Jeunesse (Hatier) – 235×258 – 14,95 € – 130 pages

 


MERVEILLEUX PAYSAGES
POUR PETITS EXPLORATEURS – 
Belin Jeunesse

 

« Décollage » pour 20 paysages remarquables tout autour de la planète, que l’on « survole » grâce aux doubles pages grand format de cet ouvrage qui se consulte en hauteur.
Chacun de ces paysages est repéré sur une carte,  sur la double page qui introduit chaque continent.

Les enfants découvriront ainsi, entre autres :  Le Grand Canyon, le lac Titicaca, la Chaussée des Géants, Santorin, la Cappadoce, la baie d’Along, la vallée du Nil, le Ténéré, les volcans d’Hawaï…

Pour chaque lieu la maquette présente aussi :
🌎 un « cherche-trouve » les animaux emblématiques du lieu, sur la droite
🌎  la flore, directement identifiée sur le dessin
🌎 des données chiffrées, en pied de page

Chaque partie-continent propose aussi des jeux pour en savoir plus, et des focus « A la découverte » permettent de se documenter sur les rennes de Norvège, les Fêtes Grecques, le peuple mongol, les Aborigènes, les Touaregs, les Indiens Aymaras…

 

 

  J’aime particulièrement :
🗺 la lecture en format italien pour plonger longuement dans chaque paysage
🗺 la douceur et les teintes des dessins
🗺 la sobriété des textes
🗺 l’originalité des sujets de « A la Découverte »

Auteur Elisabeth Dumont – Le Cornec / Illustratrice Agathe Demois 
280×350 – 96 pages – 22,90 €

Belin Jeunesse – Site

Pour les + 10 ans :

 

LE MONDE EN CARTES 3D – Nathan

 

Pas besoin de lunettes spéciales pour compulser ce livre car la qualité des dessins qui donnent des perspectives permet d’appréhender « en relief » 9 thèmes pour chacun des continents :

🌎 les pays et frontières
🌍 les paysages
🌏 des faits fascinants
🌎 la population
🌍 un haut-lieu
🌏 les curiosités touristiques
🌎 le climat
🌏 la vie sauvage
🌎 le continent de nuit

Les informations essentielles sont contenues dans des encadrés et les légendes.
A noter : la première partie qui retrace la formation de la terre et l’évolution de  l’apparition de la faune et de la flore..

En fin d’ouvrage, un lexique reprend tous les pays du monde, leur drapeau, leur continent, capitale, population, superficie, langue et monnaie

 


J’aime particulièrement :
🗺 le côté spectaculaire des cartes
🗺 l’effet 3 D exceptionnellement démonstratif et explicatif
🗺 la fascination qu’exerce ce livre, qui occupe pendant des heures, j’en parle en connaissance de cause !

Collection Dokédo – 160 pages – 19,95€ – 252×310

Nathan Jeunesse – Site

INCROYABLE TERRE – Gallimard Jeunesse

 

Avec ce livre documentaire, encyclopédique et très informatif, on quitte la géographie proprement dite pour se pencher sur des curiosités naturelles du globe, soit 75 de ses « visages les plus extraordinaires ».
Par exemple  : les Cheminées de fées (Cappadoce), les Bassins acides de Dallol (Ethiopie), les Lames de calcaires (Madagascar), le Grand trou bleu (Caraibes), etc etc.

Ces 75 « visages », ce sont autant de beaux sites que des catastrophes naturelles, des forêts remarquables que des éruptions volcaniques, répertoriés parmi 7 catégories :

🌎 une géologie tourmentée
🌏 l’eau et le feu
🌍 les mondes glacés
🌎 les mondes aquatiques
🌏 les extrêmes climatiques
🌍 en zone de crise
🌎 une terre vivante

précédés par
🌎 « une planète d’exception », expliquant la structure de la Terre, sa position dans l’espace, les zones de collisions, les volcans…

Des schémas uniques et inédits, réalisés en imagerie 3D appuient toutes les explications données par des textes concis et clairs et des fiches synthétiques à chaque page

 

J’aime particulièrement :
🗺 la splendeur des photos de paysages 
🗺 la concision des fiches techniques
🗺 la pédagogie des illustrations et explications, excellent support de travail
🗺 le glossaire aux définitions courtes et précises
🗺 le prix très raisonnable par rapport à la masse et la qualité d’informations données

 

208 pages – 255×308 – 19,95€ 

Gallimard Jeunesse – Site

📖 CONCOURS 🎅🎄

1 exemplaire de chacun de ces 5 ouvrages à gagner par tirage au sort, avant Noël !
Merci à Belin Jeunesse, Gallimard Jeunesse, Nathan, Bescherelle chez Hatier

 

Pour participer, c’est tout simple, il suffit : 

.  être abonné à la page Facebook de Top-Topic

. Partager le post du concours

. 1 chance en plus (leur nom mis 2 fois dans le tirage au sort) pour ceux qui auront tagués des amis dans leur commentaire

Clôture jeudi 14 décembre 20h – résultat sur cette page et sur Facebook

LES GAGNANTS DU CONCOURS 🔔

 

 

 

 

Autres concours sur Top-Topic :
. Coffret Montessori Astronomie
. 2000è abonné à la page Facebook de Top-Topic

« Miss Pook et les enfants de la Lune », de Bertrand Santini – Grasset Jeunesse

Pendant que sœur et mère se délectaient de « téléfilms de citrouilles » pendant un week-end, mon Pépito – 12 ans – plongeait à 2 pieds et surtout 2 yeux dans le dernier ouvrage de Bertrand Santini « Miss Pook et les enfants de la Lune », épisode 1, publié chez Grasset Jeunesse.

Dévoré par le fils, adoré par la mère

Le baromètre de satisfaction chez mes enfants lecteurs est, comme chez  beaucoup d’autres, la vitesse à laquelle ils dévorent les livres ou à l’inverse,  les picorent pour finalement les abandonner en cours de route.
Pour celui-ci, ce fut vitesse grand V de la page 1 à la 190ème, avec surtout un degré de concentration maximum.
Ce qui fait que j’ai lu Miss Pook moi-aussi, puisque chaudement recommandé par fiston. Le monde à l’envers, quoi.

De la rue Saint-Antoine à la Lune

Il faut dire qu’à l’instar de Miss Pook, sorcière à la personnalité complexe qui, sous les traits d’une gouvernante entraîne la jeune Elise, pétillante gamine de 10 ans dans des aventures initiatiques, Bertrand Santini embarque son lectorat dans des péripéties folles.  Le rythme est haletant, et nous fait passer doucement du Paris romantique du début du 20ème siècle vers le merveilleux et le terrifiant monde de la Lune.
On passe aussi de l’univers suranné des parents d’Elise, pétris de convenances sociales, mais néanmoins tordants (ah, leur vocabulaire !) à un monde de monstres, sorcières, faunes, dragons, et autres personnages inventés par l’auteur, les Golgomes et Mordromes.
A noter, le livre colle parfaitement au programme de français des 6ème, qui étudient « Monstres et Légendes » et retrouveront, en action dans ce livre, tous les types de personnages fantastiques expliqués par leur professeur.

Dès la couverture, illustrée par Laurent Gapaillard, l’aventure commence.

Lecture à plusieurs niveaux

Qui dit fantastique et monstres ne dit pas forcément angoisse à chaque page.
Oui on peut avoir délicieusement peur, mais Monsieur Santini sous-tend son récit d’un humour à plusieurs niveaux, qui ravira autant les enfants que leurs parents. Et, tel Miss Pook tout à la fois terrifiante et bienveillante, le livre nous fait passer de la peur au rire, comme autant de petites pauses salvatrices pour repartir de plus belle à la suite d’Elise, qui éclaire de sa malice une réflexion sur l’imaginaire, la nature humaine et l’état de notre monde.

A glisser sous le sapin

Cette année, la distribution de cadeaux se fera au tout début des vacances. Bien vu pour offrir ce livre à un enfant de votre entourage. Nul doute que le livre ne s’arrêtera pas là et fera le tour des fratries, familles ou cercle d’amis avant la rentrée de janvier.
Et la bonne nouvelle est que nous n’en sommes qu’à l’épisode 1. J’aurai aimé pouvoir dévoiler la date de sortie du n° 2, mais non !

Bertrand Santini

Bertrand Santini s’est fait connaître en publiant « Le Yark » (Grasset) en 2011, un premier roman jeunesse qui remporte tout de suite un large succès couronné de prix, traduit en plus de 10 langues, et mis en scène au théâtre. Il est en cours d’adaptation cinématographique, tout comme l’ouvrage qui a suivi : « Jonas, le requin mécanique ».
Son troisième roman « Hugo de la Nuit » (Grasset), sorti en 2016,  a reçu le soutien du Centre National du Livre et a notamment été sélectionné pour les Pépites de Montreuil et le prix Sorcières.  Il a remporté le Prix NRP de la revue des professeurs de collège et le prix Livraddict.

Bertrand Santini est également auteur et illustrateur de la série à succès Le Journal de Gurty aux Editions Sarbacane.

 

 

MISS POOK ET LES ENFANTS DE LA LUNE – Bertrand Santini
Novembre 2017 – Grasset Jeunesse –
205×140 mm – Couverture brochée à rabats.
Illustration de Laurent Gapaillard

192 pages – 13€90

En vente sur Amazon et dans toutes les librairies.

Frères, chez Albin Michel, lu par Allonz’Enfants

couverture Frères Albin Michel

Cette quinzaine, Nathalie s’enthousiasme pour « Frères » (Albin Michel), à conseiller aux lecteurs à partir de 12 ans, et nous livre ci-dessous son avis.

 

Attention voici un roman qui slame et qui pulse ! Frères, le premier roman de l’Américain Kwame Alexander traduit en France, est un véritable bijou, hommage au basket, à l’amour fraternel et filial, un roman qui déménage et vous terrasse d’émotions. Must read !

 

Couverture Frères Albin Michel

Couverture Frères Albin Michel

 

« A deux pas du panier, j’ai le mouv et le groove…
Ça CLAC ! et ça WIZ !
Non mais attends, toi, tu veux me contrer ?
Non mais attends, toi, tu veux me bloquer ?
Mate un peu ce rebond, YEAH !
Fais gaffe, man, sérieux
Parce que je suis le king du SWING,
le roi du dribble cROIsé
JE LANCE
je m’élance
et je feinte pour que tu glisses pendant que je
DEBOULE, moi
vers la ligne d’arrivée, et du bout des doigts…
Direct au panier :
Baaaaaammm ! Marqué ! »

Attention ce texte swingue et pulse comme un morceau de rap. Resté 24 semaines sur la liste des meilleures ventes du New-York TimesFrères est un petit bijou qui peut transcender les générations.

L’histoire ? Celle de deux jumeaux, Josh et Jordan, jeunes champions de basket-ball, illustres du panier, du dribble, du dunk et du crossover.
Le Basket chez les Bell, c’est une histoire de famille. Leur père, Chuck dit « le Boss », ancienne star du terrain et entraîneur les pousse depuis toujours tandis que leur mère, la directrice adjointe du lycée, peut faire la pluie et le beau temps sur leur sélection.
Josh et Jordan ne se quittent jamais. C’est parce qu’ils jouent en totale harmonie depuis tout petits, chacun avec leur style, que leur équipe cartonne. L’un arrière, l’autre ailier. Josh est un peu frimeur mais lorsqu’il s’élance haut dans les airs, avec ses dreadlocks, il vole : « Au moment de tirer je suis en apesanteur/Le panier est à vendre/Je suis le seul acheteur. » Le père a surnommé Josh « Dégueu le Vicieux » – un surnom que son grand fiston n’apprécie guère – en hommage à un morceau d’Horace Silver, car « le Boss » est aussi fan de jazz. Un basketteur au rythme syncopé !

La suite de la chronique de Nathalie, et pour lire un extrait => ici

Frères
Kwame Alexander – Photo ci-dessous

Traduit de l’anglais (américain) par Alice Delarbre
248 p., Albin Michel coll. Litt’, 13,50 €

(à partir de 12 ans)

Kwame Alexander

Kwame Alexander

Apprendre l’Histoire peut être ludique / Concours

(concours en fin d’article, jusqu’au 27 novembre 2017)

Visiter l’Histoire, apprendre et réapprendre les « grands moments » de nos civilisations, analyser le passé, comprendre le présent et anticiper (ce serait bien…) le futur, c’est un service à rendre à nos enfants. Autant se faciliter les choses en leur offrant des outils plaisants !

De plus en plus d’éditeurs proposent des ouvrages et jeux  ludiques – mais pédagogiques – pour venir en appoint de ce qui est appris à l’école en matière d’Histoire. Parmi eux, Top-Topic a retenu 2 livres et 2 coffrets, présentés ci-dessous.


Le Salon Histoire de Lire

 

Mais avant, une présentation opportune du salon HISTOIRE DE LIRE dont la 10ème édition se tiendra les 25 et 26 novembre 2017 à Versailles.
Y participeront cette année : 

Eric Vuillard, Prix Goncourt 2017 pour « L’ordre du jour » (Actes Sud)
Olivier Guez, Prix Renaudot 2017 pour « la Disparition de Joseph Mengele » (Grasset)
le Général d’Armée Pierre de Villiers pour « Servir » (Fayard)
Mais aussi Gilbert Sinoué, Luc Luc Ferry, Hélène Carrère d’Encausse, Jean-Yves Le Naour, Alice Ferney, Alain Duhamel, Xavier Darcos, François Baroin, et 150 autres romanciers, journalistes, hommes et femmes politiques.

20 000 visiteurs sont attendus à l’Hôtel de Ville et à l’Hôtel du Département de Versailles  pour découvrir plus de 1 000 titres différents, assister à une cinquantaine de débats et d’animations.
Le programme complet, l’accès, les horaires ICI

L’espace Jeunesse sera situé sous tente devant l’Hôtel de Ville. Animations  en suivant ce lien. 

Les jeunes lecteurs férus (ou pas ! mais qui vont le devenir) d’Histoire et d’histoires pourront rencontrer leurs auteurs dédiés tels Isabelle Bournier, Ariane Delrieu, Claude Merle, Philippe Brochard…



En parallèle,  2 livres et 2 coffrets topés par Top-Topic :

 

SIMPLISSIME,
le livre pour comprendre l’Histoire de France
le + Facile du monde – Hachette Pratique

illustrations : Hubert Van Rie et Dominique de Dieuleveult

©Hachette Pratique

Oui je sais, je parle beaucoup de Simplissime (Hachette pratique) ! Et un Simplissime Cuisine par ci, un Simplissime Couture par là, mais pourquoi se priver du plaisir de compulser des ouvrages didactiques et/ou pédagogiques vraiment sympas ?

Super précis, super clair, à la portée de tous

Simplissime Histoire, a été conçu par Hachette Pratique pour toute la famille, de 7 à 99 ans (et pourquoi ces limites ??).
L’Histoire, et l’Histoire de France en particulier, est révisée de la préhistoire à nos jours, par des doubles pages s’arrêtant chacune sur un fait parmi 100 qui ont façonné le passé…

En page de droite le fait est résumé en 6 lignes maximum et une grande illustration symbolique, en page de gauche, 6 cartouches s’articulent ainsi :

. Cartouche 1 – les dates clés de l’événement
. Cartouche 2 – l’origine de l’événement
. Cartouche 3 et 4 : le déroulé
. Cartouche 5 et 6 : les conséquences de l’événement

 

©Hachette Pratique

L’ouvrage est enrichi en dernières pages par :

. un glossaire des termes historiques, économiques et politiques employés
. un index de tous les personnages cités avec leur mini-biographie
. une frise chronologique

Paru en septembre 2017 – 255 pages – 19,95€
Amazon



L’HISTOIRE DE FRANCE DESSINÉE
Gallimard Jeunesse

 

 

C’est l’Histoire de France, de – 740 av. J-C jusqu’à nos jours,  qui se lit comme un roman et se retient enfin ! Une Histoire condensée avec pertinence, humour, raccourcis percutants et ton résolument moderne : « Jean sans Terre est furax », « Bref, pendant deux siècles, l’atmosphère est un peu tendue », « Les hommes en noir se fâchent tout rouge »

Ce ton de Béatrice Fontanel, l’auteure, accessible et qui parle aux jeunes lecteurs est contrebalancé, à raison, par les illustrations de Maurice Pommier, très attaché à l’authenticité des vêtements, objets, bâtiments, etc, qu’il dessine.
A chaque page un événement largement illustré soit par plusieurs images (un peu comme une BD) soit par un seul grand dessin, et le texte de 7 lignes.

 

 

 

 

 

Les petits testeurs de Top-Topic ont effectivement adoré le ton, et se sont laissés embarquer avec bonheur dans la lecture de cette « Histoire de France dessinée », publiée chez Gallimard

 

 

 

A partir de 8 ans – 144 pages – format 285 x 230 – 21 €

Site Gallimard Jeunesse ou sur Amazon


Les 2 coffrets à gagner !
1 tirage au sort pour chaque coffret :

LE JEU DES 7 FAMILLES CHABADAS DANS L’HISTOIRE
Belin Jeunesse

 

Ce coffret, adapté aux enfants à partir de 7 ans, contient =>

. 1 jeu de 7 familles : Cro-Magnon, Egyptiens, Chevaliers, Cow-Boys…
. 1 livre avec 3 aventures des Chabadas sur presque 200 pages :
Branle-bas de combat chez les Gaulois Les 4 chevaliers au grand cœur ; Le mystérieux prisonnier de Versailles, suivies de quelques quizz
. 4 fiches pour découvrir les Gaulois,  les chevaliers, Versailles au temps du Roi Soleil, et une frise avec les grandes dates de l’Histoire.
. 4 « ateliers au Moyen Âge » pour fabriquer sa couronne de roi ; apprendre à dessiner une lettrine ; inventer son propre blason de chevalier et réaliser des gaufres médiévales.

Coffret Chabada de Belin Jeunesse. Le coffret à gagner sera agrémenté de 2 cahiers et 2 badges Chabadas !

Les Chabadas, ce sont des personnages inventées par Daniel Picouly et dessinés par Colonel Moutarde, et héros de nombreuses histoires éditées chez Belin.

Daniel Picouly est un des auteurs préférés des français, autant en littérature jeunesse qu’adulte. Il a connu le succès notamment  avec Le Champ de personne, puis a reçu le prix Renaudot avec L’Enfant léopard. Depuis une dizaine d’années, il est aussi le papa de  «Lulu Vroumette», l’héroïne préférée des 4-6 ans. Homme de télévision, il anime « Page 19 » sur France Ô.

Colonel Moutarde, illustratrice comme son nom ne l’indique pas, collabore avec la presse et l’illustration jeunesse. Elle a signé la série « L’année de Clarisse » (Rageot, 2016-2017) et À chouchou pour la vie (Sarbacane, 2014).

12,50€ le coffret

Site Belin Jeunesse ou Amazon

 

 

COFFRET JEU DES 12 FAMILLES – HISTOIRE DE FRANCE
Jeux Sylvie de Soye

 

Je cite aussi régulièrement les jeux Sylvie de Soye car j’apprécie énormément la gamme dans sa diversité et la qualité de fabrication. Ceux que j’ai à la maison ont résisté à tous les voyage et manipulations, et passeront allégrement vers d’autres générations. S’ils sont beaucoup utilisés dans les écoles, ce n’est pas par hasard.

Pour cet article Histoire, j’ai retenu le jeu des 12 familles L’HISTOIRE DE FRANCE. Chaque carte (7 x 12 cm) est illustrée par un tableau, pour lequel on retrouve des anecdotes et des histoires amusantes dans le livret explicatif – très complet – joint au coffret.

Une famille se compose de 4 cartes.

Les périodes historiques abordées sont : La préhistoire, les Gaulois, les Francs, la Féodalité, la Guerre de Cent Ans, les Grandes Découvertes, la Renaissance, Au Temps de Louis XIII, le Grand Siècle, le Siècle des Lumières, la Révolution, l’Empire.

En vente dans les boutiques de nombreux musées et châteaux, et sur le site des Jeux Sylvie de Soye ou Amazon

Prix public indicatif : 22 €

CONCOURS TERMINÉ

Les gagnants sont… des gagnantes, prévenues par mail. Agnès D pour les participants par mail, Emi R pour les participants par Facebook.
A bientôt pour un nouveau jeu 🍀

🎁 c o n c o u r s !

Le coffret Histoire de Sylvie de Soye est à gagner par Facebook, le coffret Chabadas par mail.

Pour tenter de gagner un de ces lots par tirage au sort, il suffit

. sur Facebook, d’être abonné à la page FaceBook de Top-Topic, et de liker le post parlant du concours.

et/ou

. d’envoyer un mail à sophie@top-topic.com avec le mention « Histoire je participe » dans l’objet du mail.

Participation ouverte jusqu’à mercredi 29 novembre 2017 à 20h. Tirage au sort dans la soirée par d-code.fr
Les gagnants seront avisés par mail ou mp sur Facebook.

Bonne chance à tous ! 🍀

Le livre qui explique la peur

En suite à mon précédent billet qui abordait des émotions, un ouvrage parfait pour parler d’une émotion en particulier et particulière : la peur…

Nathan, chez qui j’ai toujours apprécié les Kididoc (que j’achetais pour mes kids et… pour me faire plaisir aussi) propose dans une autre collection, BOUH AAAAA IIIIIIIIIIH, un livre pour tout comprendre sur la peur.
Une autre collection certes, mais un peu sur le même principe que Kididoc: plus (+) d’une trentaine de volets à soulever pour que chaque double page soit une source de surprises pédagogiques.

Pour les lecteurs dès 9 ans, ce livre répond à toutes les questions que les enfants (et leurs parents) se posent sur LA PEUR. Brrrrr.
La peur en général ! De l’inconnu, du loup, du vide, des zombies, du bruit, de la mort, des insectes, de se blesser, de changer d’école, d’être nul…. bref, de toutes les peurs je vous dis !

 

Pourquoi on aime ce livre

Les vertus de BOUH AAAAAA IIIIIIIIIIH (oui oui vous pouvez compter ils y sont tous, les A et les I), testé à la maison hier :

1 – il fourmille d’illustrations, d’exemples et de thèmes « animés » et peut captiver pendant des heures
2 – peur expliquée =  peur un peu mieux dominée
3 –  les auteurs ont prévu un programme anti-peur, un peu comme un parcours à étapes, bien ficelées, pour que le lecteur aille encore plus loin dans son apprentissage
4 – aucune double page ne ressemble à une autre

 

 

 

J’ai peur, comment cela se voit ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

… et que se passe-t-il dans mon corps ?

 

 

 

 

 

 

 

Volet rabattu : une situation de peur face à « l’autre » (et quel enfant n’a pas connu l’angoisse de la première excursion seul à la boulangerie ?!)

 

Volet ouvert : comment cela pourrait se passer…

 

 

L’utilité de la peur !

 

Des professionnels confrontés à la peur au quotidien

 

BOUH AAAAAA IIIIIIIIIIH – octobre 2017 – 63 pages – 16,90€ – 23×23 cm

A partir de 9 ans

Auteurs Delphine Godard et Nathalie Weil. (Toutes deux ont déjà écrit : Aïe ! – Prout ! – Atchoum ! – Zizi Lolos Smack ! – et Ouille ! Ouille ! Ouille ! (Nathan). Les titres parlent d’eux mêmes…

Illustrateur Nicolas Trève.

En vente chez Nathan ou sur Amazon

« Poser » l’enfant… avec un livre et un coffret

Au moment où j’écris ce billet, la météo est « typique novembre » : vent froid, pluie glacée, ciel gris, brrrr…
Un temps moche certes, mais tellement idéal pour rester au lit ou au fond du canapé avec les petits bibous et se cajoler. Fines mouches les mamans, rusés les papas, ils en profiteront pour peut-être aller plus loin et sonder où en sont leurs petits, à mi-chemin entre le stress de la rentrée scolaire et de l’excitation de Noël. Bref, le temps météorologique et calendaire idéal pour faire le point sur leur état d’esprit.

2 nouveautés qui peuvent servir de point d’appui :

 

Mes Emotions, Filliozat (Nathan) et Mes Endroits à moi, de Gaia Stella (Grasset Jeunesse)

Le coffret « MES EMOTIONS » des jeux Filliozat, chez Nathan

Un joli coffret où trouver des idées pour mieux réguler les réactions émotionnelles des petits et grands, et réagir avec efficacité même dans les situations les plus tendues.

Une colère de l’enfant ? L’agacement du parent ? Ils prennent la roue des émotions, le sac des personnages-émotions ou les bons à remplir et ensemble, mettent des mots sur ce qui se passe.
Ceci n’est qu’une des possibilités qu’offre le coffret. Par exemple, les cartes peuvent servir de jeu de mémo, et la roue d’outil de conversation le soir au coucher, pour passer en revue les émotions que l’enfant a ressenties dans sa journée.

Nathan propose d’autres coffrets et cahiers Filliozat : 
. La Confiance en soi
. Peurs, amies ou ennemies
. Colère et retour au calme

A retrouver sur Amazon, 12,90€ l’unité

Cartes émotions et bons à remplir, Filliozat (Nathan)

 

« Mes endroits à moi », de Gaia Stella – Grasset Jeunesse

Une petite fille emmène le jeune lecteur dans les endroits qu’elle aime, qui vont de sa maison à la bibliothèque, du planétarium au théâtre, de la serre à la caserne des pompiers, et d’autres encore. 

J’ai adoré le travail graphique structuré, et la disposition des illustrations qui laisse de l’espace à l’imagination de l’enfant. La sobriété des textes ouvre aussi le chemin aux commentaires du lecteur qui pourra ainsi rapprocher ses propres expériences avec ses endroits à lui. Implicitement il va verbaliser ses rapports aux lieux, qui peuvent éclairer sur sa personnalité ou son caractère du moment. 

Gaia Stella est une artiste italienne diplômée de l’Institut Européen de Design de Milan. Les illustrations de « Mes endroits à moi » ont été exposées à la Foire Internationale du Livre Jeunesse de Bologne 2016, au sein d’une sélection spéciale.

Sorti le 25 octobre 2017 – Grasset Jeunesse – 40 pages – format 210 x 300 mm
Couverture reliée. Traduit par Christian Demilly 

14€ TTC en version papier
9,99 € en version numérique
Site Grasset Jeunesse
ISBN : 97822446860594

La serre vue par Gaia Stella dans « Mes endroits à moi » (Grasset Jeunesse)

 

1 kilo de contes

Oui mais…

Ok Ok je viens de fustiger, dans le billet « Les petits bonheurs… », le marketing lié à Noël qui arrive dès la mi-octobre et voilà que je m’y mets aussi en proposant déjà une idée de cadeau. 

Mais puisque vous êtes nombreux à demander la reprise des concours Top-Topic et que j’avais envie de parler de 2 ouvrages de contes, autant lier les deux !

Des kilos d’histoires

Voici donc des livres de poids pour endormir les enfants le soir. Non, pas pour assommer les chers chérubins !… mais pour y piocher quantités de contes différents, d’auteurs variés, « professionnels » d’hier (Grimm, Perrault, Andersen…) et d’aujourd’hui (Sophie Carquain, Claire Blanchard, Michèle Tremblay…), reconnus ou à découvrir.
C’est la diversité qui fait la richesse de ces recueils. Parents et enfants trouveront ainsi chaque soir une nouveauté, tant dans le fond que dans la forme et apprécieront le mélange de contes anciens et contemporains. 

 

 

Chaque histoire est précédée d’une page indiquant l’âge « requis », le temps de lecture que demande la narration, et les émotions abordées comme la confiance, la colère, la jalousie, l’envie, la flatterie ou des problématiques comme l’addiction aux jeux vidéo, le stress, être à l’écoute. 

Peu d’illustrations, ce sont des livres à lire au chevet de l’enfant, qui laissera son imagination galoper à sa guise avant de s’endormir… 

No comment sur « à lire avec Papa ». J’aime cette incitation vers nos chers compagnons, mais je préfère rester dans le politiquement correct en ce qui concerne le partage des tâches… avant de m’attirer quelques foudres.

« 1 kilo de contes pour bien grandir » – 30 histoires

« 1 kilo de contes à lire avec Papa » – 38 histoires

Les 2 ouvrages aux Editions Leduc – dès 6 ans – 14,90€

En vente sur Amazon 

!! CONCOURS !!

1 exemplaire de chaque livre à gagner par tirage au sort, ouvert jusqu’à dimanche 12 novembre 18 h. Pour participer il suffit,

si vous êtes plutôt réseaux sociaux : 
. d’être abonné à la page Facebook de Top-Topic et liker le post du concours (ne vous privez pas de partager si vous en avez envie 😃). Le gagnant sera prévenu par mp sur Facebook 

si vous êtes plutôt mails : 
. d’envoyer un petit mail à sophie@top-topic.com en indiquant « Contes, je participe ». Le gagnant sera prévenu par retour de mail.

1 gagnant dans chaque groupe. Tirage au sort dimanche 12 novembre en soirée. Résultats sur la page Facebook et ici. 

Et n’oubliez pas que le concours Nouveau Look est toujours en cours, 150€ de cartes cadeaux à gagner 💝


 

Anne Franck, le journal graphique

Cette quinzaine, dans son blog Allonz’Enfants, Nathalie Riché nous présente « Anne Franck, le journal graphique » d’Ari Folman et David Polonski, ouvrage remarquable à bien des égards.
La chronique de Nathalie 

« Adapter en roman graphique l’un des livres les plus connus de la planète, 70 ans après sa publication mondiale, était un sacré pari. Pari réussi haut la main, par les israéliens Ari Folman et David Polonsky, scénariste et dessinateur du formidable film d’animation Valse avec Bachir.

http://top-topic.com/anne-franck-journal-graphique

 

« Personne ne me croira, mais à 13 ans, je me sens complètement seule au monde. J’ai des parents adorables et une sœur de 16 ans. Henneli et Jacqueline se prennent pour mes meilleures amies, mais je n’ai encore jamais eu de véritable amie. J’ai une nuée d’admirateurs qui ne me quittent pas des yeux.
Avec mes camarades, je m’amuse et c’est tout. Je n’arrive pas à parler d’autre chose que des petites histoires de tous les jours. Malgré tous mes efforts, je n’arrive pas à me rapprocher des autres.
C’est pourquoi… Quand je t’ai vu parmi mes cadeaux d’anniversaire, j’ai su que tu étais à part ! Tu vas devenir pour moi l’Amie avec un grand A. Et cette amie s’appellera Kitty. »

http://top-topic.com/anne-franck-journal-graphique

(…)

Pourquoi lire ce roman graphique ? Bien sûr, l’adaptation dessinée permet de toucher un public plus large, mais aussi de mieux raconter « l’avant », de mettre des images, des lieux sur cette histoire que l’on croit connaître sur le bout des doigts. Resituer l’histoire des Frank avant l’exil aux Pays-Bas, planter la galerie de personnages qui gravitent autour de la famille et montrer la vie d’Anne avec ses amies, ses prétendants, sa vie de collégienne bien avant l’installation dans l’Annexe contribue aussi à mieux cerner sa personnalité et la faire revivre dans toute sa dimension. Celle d’une fille vivante, joyeuse, espiègle même. Le roman graphique a le mérite de planter le décor, de mettre des couleurs, des traits sur la vie de cette adolescente dans son époque. Se dessine une personnalité hors du commun. Une jeune fille sensible, lucide avec un caractère bien affirmé et au questionnement permanent : « Depuis quand ce qui est utile rend heureux ? », dit-elle alors qu’on lui demande de boucler vite sa valise et d’emporter le strict minimum pratique.

(…)

http://top-topic.com/anne-franck-journal-graphique

(…)

Pourquoi est-ce une réussite ? Parce que le roman graphique restitue parfaitement l’esprit du texte sans le dénaturer – il en reproduit d’ailleurs de larges extraits – et parce qu’il nous en donne une interprétation qui nous emmène au-delà du journal. Les auteurs ont réussi la prouesse de se tenir au plus près de la voix de la jeune fille, tout en osant traduire ses fantasmes, ses colères, ses moqueries par des images fantasmagoriques, parfois drôles, osées, telle cette scène où elle imagine un camp en vaste chantier égyptien avec des esclaves construisant un temple nazi, à l’instar d’une pyramide monumentale. Ou encore lorsqu’ils nous montrent une Anne, séductrice et élégante, représentée en Adèle Bloch-Bauer, célèbre modèle qui posait pour le peintre Gustav Klimt, ou bien encore, plus douloureux, incarnant le fameux personnage du Cri de Munch pour mieux nous faire ressentir la terreur bien terrée au fond d’elle. »

http://top-topic.com/anne-franck-journal-graphique

Pour retrouver l’intégralité de la chronique de Nathalie Riché et les références du livre, c’est ICI

« Le livre qui t’explique pourquoi les enfants sont super top ! »

 « Le Livre qui… » de Françoize Boucher,
un nouvel opus !

 

« Le livre qui t’explique pourquoi les enfants sont super top ! » (publié chez Nathan)

 

Le 7ème « Livre qui… » de Françoize Boucher vient d’arriver en librairie, et cela me réjouit ! Les 6 précédents ont fait mon bonheur avant celui de mes enfants… car oui, je les ai tous lus avant qu’ils ne les aient sous les yeux. 

Cela a commencé par l’achat des « … livre qui t’explique enfin tout sur les parents » et « … livre qui fait aimer les livres » qui m’ont attirée, en plus de leurs couvertures fluos, par et pour les promesses contenues dans les titres ! (des messages subliminaux à faire passer à mes enfants…)

Les lisant avant d’en faire des paquets cadeaux – au cas où… petite censure préalable – j’ai été agréablement surprise par l’ambivalence des ouvrages. Le fond, le message sont censés et finement pédagogiques, sous des dessins déjantés, hyper colorés, aérés, ponctués d’ajouts et annotations très rigolotes. Bref, j’étais rassurée sur le discours, tout en savourant la lecture.

 

La collection

Chaque volume fait à peu près 110 pages qu’on lit d’une traite ou pas, dans l’ordre ou pas, mais en riant, oui certainement !

Tous ont un « gadget » à détacher, comme le Marc Page ou le Sam Foulatrouille à accrocher à sa porte.

 

   

 

De même que j’ai toujours un « Avec Maman »  en réserve à offrir en cadeau de dernière minute à un adulte, j’ai toujours un « Livre qui… » de Françoize Boucher pour les cadeaux imprévus des pré-ados. Parmi :

. « Le livre qui fait aimer les livres »

. « Le livre qui t’explique enfin tout sur les parents », et un cahier d’exos peut le compléter !*)

. « Le livre qui te rend super méga heureux », à mettre entre toutes les mains !!

. « Le livre qui t’explique enfin tout sur les copains »

. « Le livre qui t’explique enfin tout sur les filles et les garçons »

. « Le livre qui te dit enfin tout sur l’amour »

Et donc, le tout nouveau :

. « Le livre qui t’explique pourquoi les enfants sont super top ! »

Retrouvez la collection, publiée chez Nathan – 10,90 € le livre
Vous la trouverez aussi sur la Fnac, Amazon ou demandez la à votre libraire !

Evidence qui passe mieux par le dessin !

Pédagogique je vous dis !

  

 

L’auteur – Interview de Françoize Boucher

Françoize Boucher

Françoize Boucher
crédit photo LYNNSK©

 

Curieuse d’en savoir plus sur l’auteur, je lui ai posé quelques questions…
Qui est cette Françoize qui capte les sujets sérieux de nos pré-ados et y répond avec ses illustrations si gaies et vives ?  
Sachant qu’elle vient du monde de la mode où elle fut directrice de collections pendant 15 ans, nous avons déjà une petite information, qui s’ajoute au fait que, toute petite, Françoize écrivait déjà des poésies…

 TTLB : Bonjour Françoize, merci d’accepter de répondre à Top-Topic !
Question qui démange : acceptez-vous de nous dire votre âge et si vous avez des enfants ?

Françoize Boucher : j’ai 50 ans et 4 enfants, entre 16 et 24 ans

 

TTLB : Alors, vos enfants sont-ils source d’inspiration ?

Françoize Boucher : Oui bien sûr ! Même si ils sont grands maintenant j’ai grâce à eux, dans la tête et dans le cœur,  un stock inépuisable d’idées  dans lequel je pioche avec bonheur. Et nous rigolons toujours autant ensemble

 

TTLB : Ont-ils droit de regard sur vos ouvrages avant envoi à l’éditeur ?

Françoize Boucher : Non. Je ne montre rien à personne avant. C’est juste entre mes éditeurs et moi. Mais parfois je peux leur demander un avis ou une idée et ils sont toujours de bon conseil.

 

TTLB : Votre trait de crayon est inimitable. D’où le tenez-vous ?

Françoize Boucher : Aucune idée ! Je crois que je suis quelqu’un qui ne sait pas du tout dessiner mais qui a décidé de se lancer quand même ! Un contournement de handicap en quelque sorte ! Mais j’ai toujours préféré les traits simples et efficaces.

 

TTLB : Est-ce que je me trompe si je pense que sous des abords « déjantés » vous êtes plutôt « carrée » ?

Françoize Boucher : C’est vrai. Je suis un mélange de folie douce et de pieds sur terre et je suis super organisée.

 

TTLB : Justement, quel genre de maman êtes-vous ? Je sais, une maman est protéiforme, heureusement, mais donnez-nous 3 ou 4  adjectifs qui vous caractérisent dans ce domaine.

Françoize Boucher : De plus en plus cool, les enfants sont grands ! Je suis super admirative, je les vois prendre chacun des chemins différents et très personnels. C’est fascinant. J’ai toujours été très présente tout en leur laissant beaucoup de liberté et d’autonomie, mais les limites sont claires. Beaucoup d’amour et beaucoup d’humour !

 

TTLB : Avez-vous des exigences envers vos enfants auxquelles vous ne dérogez pas ? 

Françoize Boucher : Respect, honnêteté, gentillesse.

 

TTLB : Où habitez-vous ? Vos lecteurs français ont-ils des chances de vous rencontrer à de prochains salons littéraires ?

Françoize Boucher : Je vis la plupart du temps à Londres mais suis de passage régulièrement à Paris. Je participe chaque année au Salon de Montreuil et parfois à d’autres événements. 

 

TTLB : Je trouve vos livres « gourmands », ils me font penser aux bonbons actuels, piquants mais tellement bons. Et vous, quelle est votre gourmandise ?  

Françoize Boucher : Merci ! C’est un joli compliment ! Ma gourmandise est la découverte : nouvelles rencontres, voyages. 

Ca claque, non ?!

 

 TTLB : Déjà en train de travailler sur un nouveau volume ?

Françoize Boucher : Oui bien sûr, 3 nouveaux livres : un OVNI au titre non encore finalisé chez Casterman  + un nouveau tome de la série des FouFous chez Casterman aussi  + une petite histoire magique chez Nathan.

 

TTLB : Justement, comment travaillez-vous ? Planche à dessin ou ordinateur ? Vite ou lentement ? Sur des impulsions ou maquettes précises ? Beaucoup de « déchets » ?

Françoize Boucher : Je travaille complètement à la main, assise par terre, sur une mini table basse, je dessine, je découpe et je colle. Je n’utilise l’ordinateur que pour les textes. Je n’ai aucune formation graphique. Je travaille plutôt vite et oui bien sûr certaines idées ne sont pas conservées.

 

TTLB : D’autres projets ?

Françoize Boucher : J’ai toujours la tête pleine de projets !

 

Françoize Boucher est aussi l’auteur de :

Chez Nathan :

. Le Keskecé

L’enfant pose le cache page de droite et regarde le dessin page de gauche. Il doit deviner ce que le dessin (keskecé) représente en donnant libre cours à son imagination. Quand il n’a plus d’idées, l’enfant retourne le cache et utilise le miroir, au verso, pour y lire la réponse, imprimée à l’envers dans le livre ! – 12 €

. * Le cahier d’exos rigolos, associé au « Livre qui t’explique tout sur les parents » il propose de mettre en pratique les « conseils » de Françoize Boucher et de « tester » les parents avec des
devinettes, quiz, défis, jeux, bricolages, et même un faux bulletin scolaire à compléter.    11,90 €

. La Vie magique Un catalogue de pouvoirs ou de rêves totalement saugrenus pour changer la vie de tous les jours ! – 15,90 €

. Happy Stickers et Funny Stickers (10,90 € chaque), pour « Coller, Décoller, Recoller, Rigoler » !

 

Chez Casterman :

Les Foufous à table
Les Foufous en voiture
Les Foufous à la mer
Les Foufous à Paris

 Chez Hélium :

J’aime les Mots
J’aime les autres 

 

B o n n e  l e c t u r e !

 

L’Aube sera grandiose

La nouvelle critique de Nathalie Riché, à découvrir sur Top-Topic en ce début octobre. Elle concerne « L’aube sera grandiose » de Anne-Laure Bondoux, illustré par Coline Peyrony et  publié chez Gallimard pur les jeunes lecteurs adolescents. 

Dans son dernier roman pour ados, Anne-Laure Bondoux explore la relation mère-fille, avec son lot de secrets de famille et de révélations. L’Aube sera grandiose, vous voilà prévenus.

 

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« La fille, c’est Nine, seize ans la semaine prochaine, cinq cent kilomètres de silence au compteur. A travers la vitre, elle observe la nuit et la laideur inquiétante de ce paysage de broussailles, regrettant de ne pas avoir eu le culot de sauter en marche avant la bretelle du périph. Car à l’heure qu’il est, si sa mère ne l’avait pas kidnappée, elle serait chez elle, à Paris, en train de se préparer pour la fête du lycée. »

Après Tant que nous sommes vivants, son formidable roman-épopée aux confins du fantastique, Anne-Laure Bondoux revient à notre époque et explore la relation mère-fille en passant par la case « secrets de famille ». Et prouve que la vie quotidienne et la banale réalité d’une vie peuvent être en tous points tout aussi fantastiques.

Titania, la mère, enlève sa fille, Nine, prête à partir pour la fête du lycée pour l’isoler dans une cabane au milieu des bois, le temps d’une nuit. Le temps de lui raconter une histoire inédite… la sienne. Une histoire qu’elle a toujours tue.
C’est une cabane de rêve, avec un confort sommaire mais idéalement placée au bord d’un lac avec ponton, au milieu de nulle part. Bien plus qu’une cabane, c’est une cachette secrète, connue de Titania seule… et de quelques autres membres de la famille. L’aube sera grandiose. Son récit sera-t-il à la mesure de la promesse ?

Au cours de cette nuit pas comme les autres, Nine découvre que son écrivain de mère ne s’appelle pas du tout Titania Karelman, qu’elle a deux oncles et une grand-mère dont elle n’a jamais entendu parler et une vie pleine de rebondissements. Nine en apprendra aussi un peu plus sur deux grands inconnus : son père et son grand-père.

 

La suite de la chronique de Nathalie Riché, c’est ici !

Collection Explique-Moi chez Nathan Jeunesse

A partir de 6 ans, pour comprendre le monde

 

Petit éclairage sur la collection Explique Moi, des Editions Nathan, qui s’ouvre par 2 ouvrages (à lire dès 6 ans), parfaits pour la transition entre l’obligatoire des livres de classe derrière nous, et le ludique des livres « Noël », à venir : 

. « La Pauvreté et la Faim », de Louise Spilsbury 

. « Les Réfugiés et les Migrants », de Ceri Roberts

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux sujets qui interpellent nos enfants, confrontés aux médias et à nos discussions familiales ou amicales. Des bribes d’informations qui peuvent les laisser dans l’interrogation, voire l’angoisse ou une culpabilité indéfinie. En face, des parents ou éducateurs parfois bien en mal de trouver le bon ton et le vocabulaire adaptés. 

Bien qu’écrits par 2 auteurs différents, les 2 ouvrages de Nathan ont chacun le mérite de traiter de leur sujet sans emphase ni prise de position. Les faits sont expliqués avec neutralité, thème par thème, et un glossaire reprend tous les mots importants en fin d’ouvrage.

Pédagogie

Ces textes pédagogiques sont appuyés par les illustrations de Hanane Kai, graphiste-illustratrice libanaise, s’alignant ses dessins sur la même sobriété que les mots, ne suscitant  ainsi ni crainte, peur, ou angoisse. Seul un chat, qui traverse les 2 livres en apparaissant sur chaque page, permet à l’enfant de projeter un peu d’émotion salvatrice.

Une collection qui explique aux enfants, sans les inquiéter mais sans rien leur cacher.

Auteurs

Louise Spilsbury est l’auteur de nombreux livres pour la jeunesse. Elle a écrit sur beaucoup de sujets différents, comme l’actualité, la science, la géographie, l’art, l’histoire…

Ceri Roberts est journaliste et écrivaine. Elle travaille entre autres pour Grazia, Cosmopolitan et le supplément WekEnd du Times

Dès 6 ans. 12,90 € – 32 pages – 23×23 cm – Collection Explique Moi – Nathan Jeunesse

(mon billet sur les différences expliquées aux enfants, au travers des ebooks d’Angélique Mathieu-Tanguy)

 

Angélique Mathieu-Tanguy et son petit monde

Attention talent !

 

Angélique Mathieu-Tanguy

Je suis ravie de vous présenter             Angélique Mathieu-Tanguy, qui a eu la bonne idée et le bon goût de découvrir Top-Topic avant que ce ne soit l’inverse. Et maintenant j’en suis flattée, tant se pencher sur son travail est un régal.

 

Tendresse

Angélique est une auteure-illustratrice de 31 ans, dont le sourire tout grand témoigne de sa tendresse pour le monde des enfants. Forte de cette empathie, Angélique cherche à éveiller les enfants à la différence au quotidien que peuvent être :

. le handicap
. la différence physique, petite ou grande : surpoids, couleur de peau, maladies, grandes oreilles, appareils auditifs, cheveux sur la langue..
. les schémas familiaux  : Parents homosexuels, parents handicapés, parents bohèmes, parents âgés..
. Etc…

illustration Angélique Mathieu-Tanguy

Pour aborder ces thèmes, notre auteure a imaginé 3 héros :
Etoile Filante, petite fille amérindienne
Akim, de Tunisie, albinos
Issa, sénégalais, trisomique

dont le quotidien raconte les sujets importants et d’actualité auxquels peuvent être confrontés les enfants d’aujourd’hui*.

La barque est lourde mais les sujet traités avec grâce et délicatesse, tant par les dessins que par les textes.

 

Aventures

illustration Angélique Mathieu-Tanguy

Dans « les Rêves merveilleux » (d’Akim et de Issa), les maladies et leurs conséquences sont expliquées et dédramatisées par l’invention d’une dizaine de chapitres où les petits héros vivent mille aventures. Ainsi, Angélique parvient à démontrer que mêmes malades ou différents,  les deux garçons sont comme ses lecteurs : pleins de malice et de tendresse.

De son côté Etoile Filante « … est embêtée à l’école« , « … garde un secret », « … est malade », « … va avoir deux petits-frères », des soucis ou questionnements que peuvent rencontrer tous les enfants du monde !

Dans « Etoile Filante garde un secret », il est montré aux enfants le comportement à avoir s’ils sont victimes d’une personne malhonnête, ou s’ils sont témoin d’une scène anormale. A la fin, est ajouté un long jeu de rôles parents-enfants permettant de retenir dans plusieurs cas de figure bien précis les bons comportements à avoir.
Dans l’histoire liée au harcèlement, les enfants sont informés de bons comportements à avoir s’ils sont victimes de méchanceté à l’école, ou s’ils sont témoins d’un enfant malheureux.
Et dans « Etoile Filante est malade » Angélique décrit précisément ce qu’est cette maladie, et le cheminement de guérison : opération,  chimio, perte des cheveux, IRM pour vérifier les métastases, etc.


Style à part

Voyez-vous les illustrations de cet article ? N’êtes-vous pas charmés ? Moi, le style d’Angélique Mathieu-Tanguy me fait fondre et en appelle à mon âme d’enfant ! J’adore les couleurs vives, la rondeur du coup de crayon, la joie qui ressort de chaque scène. Par exemple, il est pas craquant notre Akim dans l’espace ?!

illustration Angélique Mathieu-Tanguy

Projets

Angélique est en préparation d’un ebook racontant les mille aventures d’une petite Paula, atteinte de myopathie et vivant en fauteuil roulant. Elle rencontrera des fées, des lutins, visitera des pays magnifiques, deviendra une baleine, puis ira à la découverte de l’espace, et verra même, comme Issa, un volcan en éruption !

illustration Angélique Mathieu-Tanguy

Extrait

« Paula était une petite fille espagnole de 7 ans qui vivait avec son papa depuis le décès de sa maman quelques années auparavant.Tous trois (car la maman vivait toujours avec eux dans leur cœur) vivaient dans une belle maison située en plein cœur d’un lotissement où tous les enfants se connaissaient.
Paula aurait pu être une enfant comme les autres, seulement voilà, elle était née avec une protéine en moins au moment de sa conception dans le ventre de sa maman. Cette protéine s’appelait la dystrophie. Et sans elle la petite fille voyait tous ses muscles s’affaiblir au fil des années. Y compris son petit cœur et son diaphragme qui lui permettait de respirer comme tout le monde. Elle n’arrivait plus à se tenir droite, et à marcher comme les autres enfants. Il lui fallait donc maintenant se déplacer en fauteuil roulant.

Mais Paula ne se plaignait pas, car elle aimait trop la vie pour se décourager !

Le médecin qui la suivait lui avait expliqué que sa maladie touchait essentiellement les garçons, mais qu’elle avait échappé à la règle sans qu’on sache pourquoi. Et que son nom était la myopathie de Duchenne.

Paula n’allait pas vivre aussi longtemps que d’autres personnes, car sa maladie le voulait ainsi, mais ce qui comptait pour elle ce n’était pas le temps qu’elle allait vivre, mais ce qu’elle allait faire de sa vie : pleurer sur elle-même ou rire et sourire pour tout ce qui lui faisait plaisir dans la vie. »

 

Dans les cartons aussi pour cet hiver…. l’enfance du Père Noël et comment il est devenu celui que tous attendent le soir du 24 décembre !
Mais aussi d’autres aventures d’Etoile Filante (« Où va-t-on après la mort ? », « Mon papa est en prison », « Parle à la nature ») et celles d’un petit garçon défiguré.

Lire Angélique Mathieu-Tanguy

Pour l’instant les aventures d’Etoile Filante, Akim et Issa sont disponibles sur Ebook à télécharger tout simplement et à prix très modiques sur Amazon format Kindle (1,99€ maximum), accessible sur Pc, Mac et Smartphones (appli gratuite)
Sur le lien que je vous indique, vous y trouverez aussi d’autres productions d’Angélique, non moins intéressantes.
Amazon pour A.Mathieu-Tanguy

Angélique souhaite plus que tout pouvoir vivre de sa passion pour l’écriture et le dessin qu’elle met au service des enfants et de leurs parents.
Se mettre au service de ses lecteurs, cela va jusqu’à proposer que tous les parents ET les enfants peuvent lui demander d’écrire et d’illustrer des ebooks en particulier, sur des thèmes importants qui leur seraient cher, et qui pourraient en même temps servir à d’autres. Même si cela prend du temps, Angélique planchera sur les thèmes proposés. 

Tout comme elle suit sérieusement son forum http://parentsenfants.forumactif/org/, lien supplémentaire avec son lectorat.

Pour contacter Angélique directement :angelique-mathieu1@hotmail.fr

(* lire à ce titre mon billet sur la nouvelle collection Nathan Jeunesse « Explique-moi »)

Comédie humaine

Comédie Humaine 

 

– Allez la boulotte, tu as tiré au sort le thème, tu commences cette première session d’impro.

L’injonction ne m’était pas adressée mais me dérangea profondément. D’autant que le show sarcastique de son auteur durait déjà depuis deux heures, et la surprise du départ quant au ton employé, se muait en une fureur qui, me connaissant, pouvait me faire partir en vrille.

Après une longue présentation pompeuse de la teneur de notre cours, notre professeur s’était lancé dans une diatribe dont il ressortait que nous n’arriverions probablement à rien, chaque promotion permettant de dégager un bon élément tout au plus, et encore, les années fastes.

Mon sac, je glisse toute ma vie dedans, mais où estil passé...?, tel était le thème dévolu à ce cours. Comment pouvions-nous en tirer une prestation qui, à défaut d’avoir du sens, aurait au moins de la tenue ? A cette interrogation que je me formulais à haute voix, ma voisine de banc soupira :

– Et encore, c’est mieux que l’année dernière, le premier jour nous avions tiré « Je suis un pot de Nutella vide »…

 Effectivement , partant de là, je pouvais m’estimer heureuse du thème du jour. 

– Mais c’est qui ce crapaud ? chuchotais-je, ajoutant « tu repiques ? »

Arnaud Blanchet, ça ne te dit rien ? Troisième radis dans la pub Amora , et séducteur dans la série Au-delà des Etoiles. Et oui, je repique, à cause de ce con notamment, faut croire que j’ai la vocation chevillée au corps !

« Et peu de rancune » pensais-je.

La « boulotte » qui n’avait de rond que ses deux grands yeux apeurés, se leva péniblement, raide et gauche, et n’eut même pas le temps d’atteindre la scène avant de se faire renvoyer à sa place par un cinglant :

– Pauvre godiche, inutile d’aller plus loin

Puis se succédèrent d’autres candidats désignés : un garçon qui aligna six phrases avant d’être stoppé par une bordée de critiques acides ; un autre élève coupé au bout de trente secondes ; une femme qui alla miraculeusement au bout de son exercice, avant d’être remerciée d’un « pitoyable » lâché du bout des lèvres. Et enfin un dernier garçon, dont les yeux rieurs n’eurent le loisir d’exprimer leur palette prometteuse, car interrompus par un couperet :

– Tous trop nuls, on arrête. Demain, même lieu, même heure.

Là, était-ce la résultante d’une somme de vexations passées dont je n’avais eu conscience jusqu’alors, petits traumatismes infligés par des surveillants, animateurs, et autres éducateurs pervers en mal d’autorité ; ou la conscience aigüe que cette année de cours avait déjà coûté un bras à ma grand-mère, qui me l’offrait avec tout son cœur « pour vivir to rêves, pour lo foun, et sourtout emmerrrrder toun pèïre » ; ou encore la réponse en creux à mon mantra favori selon lequel il est plus dangereux de subir que de risquer ?

Toujours est-il que je brandis un flingue hors de mon sac et, visant l’imbécile fat qui croyait nous tenir en respect par ses sarcasmes, je le mis, moi, en respect par ce qui fonctionnait à merveille dans un autre monde : un gros calibre. Méthode basique contre méthode sadique.

Tout en me félicitant que nous soyons le seul cours de ce début de soirée, (personne n’était alerté par les cris de l’assistance), je savourais la flamme de terreur qui s’était allumée dans le regard de ma cible, flamme dont l’intensité n’avait d’égal que la vague d’adrénaline jouissive qui se déversait dans mes veines.
Intimant à la petite chose qui se liquéfiait devant nous de s’allonger visage contre plancher, et tout en la gardant en mire, je retournais vers mon sac à main, et m’emparais de mon smartphone. De la main libre, j’écrivais dans le champ d’un SMS : « ne craignez rien c’est un factice, amusons nous » et tendais le téléphone vers la première élève à ma portée dont le visage s’illumina. Le téléphone passa de main en main et chacun se détendit tout en jouant le jeu de la terreur feinte.

Je demandais alors à ceux qui le souhaitaient d’imposer un thème d’impro au Crapaud, qui nous prouverait ainsi l’étendue du talent l’autorisant à nous humilier. Je gardais néanmoins un ton menaçant avec tous, afin que Blanchet reste persuadé d’être à la portée d’une arme réelle armant la main d’une folle furieuse. 
Pauvre homme, pauvre petit homme…. Il suait, tremblotait, bafouillait, paniquait. J’avoue que je regardais même son entrejambe, espérant y voir une trace de miction incontrôlée.
Il dut jouer une sorcière bègue, un présentateur de JT amnésique, un enfant de 6 ans extra­lucide, un Alien dépressif et la cerise sur le gâteau d’anniversaire d’un centenaire.

Mais le temps pressait, j’avais une représentation de ma troupe amateur à honorer à la maison de retraite de Mémé. Il s’agissait d’une pièce policière où je jouais le rôle de la détective, accessoirisée d’un trench et d’un flingue factice que j’apportais.

– Bon, Monsieur Blanchet, nous avons tous d’autres activités qui nous attendent. Nous sommes bien d’accord, votre prestation était terriblement décevante ? Il opina vaguement et je poursuivais :

– Plusieurs d’entre nous ont filmé vos exploits. Si vous ne souhaitez pas les retrouver sur les réseaux sociaux, nous vous conseillons d’oublier ce que nous venons de vivre, et de présenter demain votre démission à la direction de l’école. Nous tous avons à y gagner, vous le premier.

Puis je rengainais mon joujou, après l’avoir tordu en deux devant les yeux médusés, puis furieux, de Blanchet. « Eh oui, le caoutchouc, ça peut être très souple ! » concluais-je. L’assemblée se dispersa dans les rires et congratulations, laissant Blanchet prostré à même le sol.

Dans le RER qui m’emmenait vers Mémé, je regrettais de ne pouvoir lui relater cette histoire. Même si elle dégonflait les pneus de son gendre, remplaçait le sucre par du sel au réfectoire, piquait les sonotones de ses co-pensionnaires sur leurs chevets, « pour le foun » me disait-elle avec son adorable accent, elle aurait désapprouvé mon geste, les armes, même en jouets, lui faisant peur.

Alors je me contentais, en la retrouvant, de la serrer encore plus fort que d’habitude sur mon cœur, l’assurant que oui, mon premier cours avait été « foun, vraiment foun ».

JC

Primo Levi, pour les ados

Je vous laisse découvrir ci-dessous le billet de Nathalie Riché à propos de la BD « Primo Levi », de Matteo Mastragostino et Alessandro Ranghiasci.
Destiné aux lecteurs à partir de 11 ans, cet ouvrage met en scène l’écrivain lorsqu’il témoignait de sa captivité dans l’enfer des camps de concentration.
116 p., Steinkis, 16 €

PRIMO LEVI

Comment transmettre le message de Primo Levi à de jeunes adolescents ? C’est l’objectif de cette bande dessinée très réussie, signée Matteo Mastragostino et Alessandro Ranghiasci, qui met en scène un Primo Levi venant témoigner auprès d’enfants dans une classe, comme il le fit à maintes reprises.

« Combien de fois je les ai écrits…
Ils me sont apparus dans tellement de cauchemars !
Un… sept…. Quatre…
Vous savez, les enfants, quand j’avais votre âge, j’aimais beaucoup les chiffres…
Cinq… un… et enfin sept.
Mais je ne pouvais pas imaginer que j’allais en porter six sur le bras toute la vie.»

Le scénariste italien Matteo Mastragostino se souvient de l’annonce de la mort de Primo Levi, et le choc que ce fut pour lui. Il était pourtant encore un enfant lorsque l’écrivain se donna la mort, il y a maintenant un peu plus de trente ans.

Matteo Mastragostino a voulu transmettre à son tour le message de cet infatigable témoin de l’enfer des camps. Il imagine ici, à partir des textes de Levi et de tous ceux qui ont écrit sur lui, l’homme venant témoigner dans une classe, comme il le fit à maintes reprises. Le Primo Levi que l’auteur aurait aimé rencontrer raconte à des enfants d’une dizaine d’années son expérience du lager. Car cet infatigable témoin se déplaça dans plus d’une centaine d’écoles pour transmettre son message.

« J’ai été élève de cette école il y a bien longtemps. J’ai été chimiste, et je crois l’être encore. Je suis écrivain, en tout cas c’est ce qu’on dit. Et je suis un juif rescapé d’Auschwitz. Je le serai jusqu’à la fin de ma vie. »

La suite du billet de Nathalie, à lire ici

La Ménagerie du Mariage

Alerte

C’est le couple de babouins, hurlant et gesticulant qui me réveilla au petit matin. Je compris immédiatement que leur agitation était un signal d’alerte.

J’enfilai à la va-vite short et t-shirt et me précipitai dans le lobby où je me cognai dans Adam, le Directeur de la réserve, colosse buriné, qui m’informa qu’un incendie s’était déclaré dans l’enclos des hyènes. Il tenait sous le bras une petite autruche, tandis qu’un pingouin passait derrière eux, ce qui ne m’étonna pas au regard de l’agitation ambiante.

Je courus dans la chambre de mes acolytes. Las, ils avaient largement fêté, la veille, la fin de mon stage et mon départ vers l’Ouest, et j’eus un mal fou à les faire revenir de leurs limbes alcoolisés. Seul un verre d’eau glacée sur leurs tignasses parvint enfin à les faire réagir et obtempérer à mes ordres.

Boa de chair

Jefferson le régisseur me retrouva dans le couloir. Nous nous ruâmes sur une Jeep, mais j’hurlai en m’asseyant côté passager, un boa y ayant déjà pris place. Jefferson s’esclaffa, il s’agissait de Bob, son reptile « domestique », qu’il avait emporté « au cas où » … Bob-le-boa remis dans son sac, nous filâmes vers les hyènes.
Elles avaient été évacuées vers l’enclos des jeunes cervidés qui, énervés par l’odeur de fumée qui se répandait partout, et peut-être par les phéromones de stress dégagées par leurs invitées, se mettaient à frotter leurs bois, en des prémices de duels similaires à ceux de la saison des ruts.

Les pompiers me rassurèrent : le feu – probablement dû à la défaillance électrique d’une clôture – serait rapidement circonscrit.

Mauvaise nouvelle

J‘invitai le Shérif, qui nous avait rejoints, à retourner au pavillon central, et à m’aider à faire converger les girafes vers le bassin d’ornement où elles pourraient boire.

C’est à ce moment qu’en qualité de responsable des entrées et sorties sur le district, il toussota et lança :

– Vous comptez toujours partir demain ?

– Oui bien sûr, l’incendie pose-t-il un problème en cela ?

– Non, ce qui pose problème, c’est que votre passeport est périmé… je m’en suis rendu compte hier soir très tard en sortant votre dossier administratif, j’allais vous appeler à la première heure à ce sujet.

– Périmé, vous êtes sûr? C’est tout simplement pas possible ! Je dois absolument rentrer chez moi, je dois me marier ! La cérémonie a lieu la semaine prochaine, vérifiez !

Un cacatoès ébouriffé se posa sur mon épaule, me faisant éternuer de ses plumes vaporeuses, ce qui…. me réveilla.

Séraphine, ma fidèle nounou, me chatouillait le nez d’une plume du chapeau de cérémonie qu’elle avait déjà vissé sur sa tête. Au dessus de son épaule, Wiss et Titi, les jumeaux qui me servaient accessoirement de frères, sautaient sur mon lit en hurlant :

– C’est ton mariage, c’est ton mariage, c’est la fête !

Urgence

Un coup d’œil vers mon réveil et je vis avec effroi que j’avais déjà une heure de retard sur mon timing. Je sautai dans un jean et me précipitai dans le hall de la propriété que nous avions réservée pour les festivités. J’y trouvai mon père, goguenard du haut de ses 2 mètres, m’annonçant qu’il y avait « drame » dans les chambres des ados, un fer à lisser ayant provoqué un court circuit. Plus aucune prise ne fonctionnait, le chauffe-eau était out, et toutes les filles s’énervaient. Puis il s’esclaffa, avant d’embrasser dans le cou sa nouvelle poule, dont la distinction n’avait d’égale que la hauteur de son QI. Un maître d’hôtel qui passait derrière eux ne manqua pas de reluquer le postérieur de « ma belle-mère du mois », ce qui ne m’interpella pas plus que ça, j’étais habituée.

Tu devrais y aller ajouta mon père, Nous, on a proposé qu’elles profitent du dortoir des garçons. Eux, tout émoustillés, étaient OK, mais elles ont joué les vierges effarouchées

Comme si je n’avais que ça à faire, régler les soucis capillaires de mes cousines…. Mes « témouines » seraient parfaites pour ça, après tout cela tenait de leurs prérogatives.

Mais je dus me rendre à l’évidence que l’enterrement de ma vie de jeune fille de la nuit passée avait été bien arrosé, ce qui expliquait d’ailleurs mon réveil tardif et un vague souvenir de rêves animés.
J’avais même un sentiment d’écho, que je ne parvenais pas à définir.
Les filles, mes témoins, ne me furent d’aucun secours, malgré les grands verres de thé glacé que je leur servais.

Boa de plumes

Je trouvai dans le hall de l’hôtel un employé qui accepta de m’emmener aux dépendances dans une voiturette de golf. Sur la banquette arrière, je découvrais le boa de plumes de ma mère. Le chauffeur sourit : 

Ah c’est votre mère ?!! Je l’ai reconduite hier soir du restaurant, un peu pompette… mais drôle !

 Arrivée à l’étage des filles, où l’électricien finissait son intervention je saluai les garçons, excités comme des animaux en rut, et les filles, piaillant à ne plus s’entendre.

Revenue au bâtiment central, je tombai sur Sharif, mon futur beau-père, maire de notre village, et qui allait donc nous marier. Il arrivait en même temps que mes amies, toutes en jambes et talons de 10 cm… Après les effusions de mise, nous les dirigeâmes vers la piscine où un rafraîchissement leur était servi.

 Sharif  m’accompagnant pour un café bien mérité. 

La gaffe

– Alors ma cocotte, pas trop stressée ? Allez, dans deux jours, c’est grands espaces, dépaysement et aventure !

– Ah?? Euh… de quoi parlez-vous ?

-Oups… oublie, j’ai rien dit

– Ah non, trop tard, dites moi ! Car s’il y a voyage en vue, il y a problème, mon passeport est périmé.

– Périmé, tu es sûre ? Mais vous êtes attendus pour un safari au Kenya, murmura Sharif

– Et bien nous irons au zoo de Beauval, Arnaud aurait dû vérifier où j’en étais au niveau papiers avant de tout réserver. C’est tout lui ça.

– Ecoute, il a forcément regardé la date d’expiration avant de se lancer, vérifie !

A cette injonction, j’eus un déclic, et revis des bribes du rêve de la nuit passée. J’explosai de rire et rassurai Sharif, mon passeport était bien valable – je l’avais fait refaire pour mon stage chez Adam deux ans auparavant !

SC

Dans la forêt de Hokkaido

En cette belle rentrée, Nathalie Riché nous assure du… 

…Suspense assuré pour le dernier roman d’Éric Pessan, « Dans la Forêt de Hokkaido » nimbé de fantastique. Cet ouvrage conte l’incroyable expérience empathique entre une adolescente française et un enfant japonais, perdu au milieu d’une forêt où les ours rôdent. Intense.

dans la forêt de Hokkaido

« J’ai poussé un long cri, très long, un cri terrible qui n’en finissait plus de jaillir de ma gorge, de monter dans mon ventre, de naître de ma peur, un cri qui charriait la douleur, la terreur et l’incompréhension, un cri d’impuissance aussi, comme un appel au secours, comme quelque chose qui se casse et qui ne pourra jamais se réparer (…)
J’ai hurlé, hurlé, et quand la porte de ma chambre s’est ouverte d’un coup, j’étais assise dans mon lit, la couette rejetée, et je criais obstinément dans le noir (…)
Le cri était né dans mon rêve. »

Julie, une ado de quinze ans se réveille d’un cauchemar étrangement réel. Un petit garçon a été abandonné dans une forêt au nord du Japon. Ses parents l’ont laissé sur le bord de la route et l’enfant, désemparé, s’est mis à courir loin à travers bois.

Le rêve est si réaliste qu’il déstabilise Julie. Elle a le sentiment que ce petit garçon existe en vrai, qu’il a besoin d’elle. Mais au-delà de ça, elle EST le garçon. Elle se trouve dans la forêt à sa place, elle vient d’être abandonnée. Elle est connectée à lui dans son sommeil. Ce rêve est si présent qu’il l’épouvante. Pourtant Julie n’a qu’une envie, se recoucher, retrouver le sommeil et le rêve. Tenter de comprendre ce qui arrive à l’enfant. Faire l’impossible pour l’aider. Car en rêve, Julie peut interagir avec lui à chaque instant, l’influencer, tenter de sauver sa peau. Pourtant il se trouve à près de 10 000 kilomètres de distance ! Quelle folie, quelle responsabilité qu’elle garde bien secrète. De toute façon, personne ne la croirait. Sauf Elliot.

eric pessan

Eric Pessan, auteur

La suite de la chronique de Nathalie sur l’Express.fr est à lire ici !

 

 

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