La montagne, de Marsol et Chica

La Montagne

Cette quinzaine, Nathalie a craqué sur « La Montagne ! » – A partir de 5 ans – Primé à Bologne.

La Montagne est le genre d’album que j’ai envie d’offrir à tout le monde. Parce qu’il raconte bien plus qu’une histoire. Manuel Marsol et Carmen Chica nous invitent ici à une véritable communion avec la nature. Un album magistral, couronné du Prix International de l’illustration 2017, à la Foire du livre de jeunesse de Bologne. 

La Montagne

 

« Chaque jour, le livreur traverse la montagne.
Mais aujourd’hui, il doit faire une petite pause.
 »

Prêts à entrer dans un univers parallèle ? Non, il ne s’agit ici ni de science-fiction, ni de fantasy, encore moins d’anticipation… Seulement de sensations. Mais quelles sensations ! Manuel Marsol et Carmen Chica nous happent et nous plongent, avec des yeux neufs, tout sens bien aiguisés, en pleine immersion dans la montagne.

Ce petit livreur doit traverser chaque jour la montagne pour son travail, mais cette fois-ci, une envie pressante le fait s’arrêter au bord de la route. Il s’enfonce un peu dans la forêt. Et puis, au moment de faire demi-tour, impossible de retrouver le sentier qui le ramène à son camion. Le voilà perdu, déboussolé. Doit-il prendre à gauche ? A droite ? Monter plus haut ou bien redescendre ? Aucun indice, si ce n’est une étrange créature – une sorte de marmotte – au pelage sombre et aux yeux rouge vif comme des feux, qui attire son attention. A moins que ce ne soit un petit génie de la montagne qui le guide…

Et voici que notre chauffeur s’enfonce dans la forêt profonde. Qu’y a-t-il au-delà des grands pins ? Là, se cache toute une vie pleine de surprises : d’élégants cerfs gambadent non loin, discrets derrière les arbres ; les aigles et les papillons tournicotent au-dessus de sa tête et jouent avec le vent. Ils sont chez eux.

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Dès lors, notre petit bonhomme abandonne toute velléité de retrouver la civilisation et, porté par ces nouvelles sensations intenses, le voilà en harmonie totale avec les lieux, le voilà qui se fond dans la nature. Au point d’être lui-même transformé. Encore un peu, il redeviendrait animal, se laissant imbibé par l’air frais, pénétré par la douceur de l’herbe verte sous ses pas. L’aventure est à portée de main, le voilà prêt à chevaucher une licorne !

La suite de la chronique de Nathalie !

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