Le garçon qui courait

Le garçon qui courait – François Guillaume Lorrain 

Alors que certains enfants sont encore en vacances, Nathalie Riché propose aux jeunes lecteurs cet ouvrage : « Le Garçon qui courait », de François-Guillaume Lorrain (chez Sarbacane). Sa chronique :

François-Guillaume Lorrain retrace l’incroyable destin de Sohn Kee-chung, jeune Coréen qui battit le record olympique en 1936, à Berlin. Un héros qui choisit de combattre la domination nippone avec pour seules armes : ses jambes, sa détermination et le symbole de son pays, l’ours qui n’abandonne jamais.

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dès 13 ans – 224 p – 15,50 €

Un jour de 1919, dans la ville coréenne de Sinŭijuil se produisit un événement extraordinaire. Le jeune Hyo-dong, douze ans, déclara à son frère, Kee-chung :
– Aujourd’hui, on ne va pas à l’école.
Kee-chung n’était pas certain d’avoir bien entendu. Il le fit répéter :
– Aujourd’hui, on ne va pas à l’école. Ni demain, ni après-demain. L’école, c’est fini.
Kee-chung ouvrit de grands yeux. Il les écarquilla encore davantage lorsqu’il apprit qu’en prime, ses parents étaient d’accord – et même, que la consigne venait d’eux. Il ignorait que quelques semaines auparavant, à la dernière réunion des parents d’élèves, la décision de ne plus envoyer leur enfants à l’école avait été prise à l’unanimité.

Kee-chung vit au début des années 1920 non loin du fleuve Yalu, dans une région proche de la frontière chinoise, aujourd’hui en Corée du Nord. Mais à cette époque, la Corée a officiellement disparu. Sa famille et tous les siens vivent sous le joug des Japonais qui se sont appropriés les terres et les bras de ses habitants. Mais leur âme, jamais.
Kee-chung n’a que sept ans lorsque son grand frère commet l’acte de rébellion qui façonnera l’existence du jeune garçon. Lors de la remise des prix de fin d’année scolaire, Hyo-dong brandit avec fierté le drapeau coréen dissimulé sous sa blouse en haranguant les soldats japonais « Rendez-nous notre pays ! » Comme un seul homme, tous les élèves l’imitent. Pourchassé par les soldats, Hyo-dong s’enfuit et entraîne avec lui dans sa course folle son jeune frère. Kee-chung découvre alors qu’en courant, il lui vient des ailes. Ses jambes seront un don du ciel, un plaisir intense. Mieux, son arme.
Hyo-dong a été envoyé dans un camp de redressement. Reviendra-t-il un jour ? En attendant, les épreuves vont faire grandir Kee-chung à toute vitesse. Très vite le garçon se forge un moral d’acier et s’impose un entraînement hors norme.

Suite de la chronique ici !

 

 

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