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« Miss Pook et les enfants de la Lune », de Bertrand Santini – Grasset Jeunesse

Pendant que sœur et mère se délectaient de « téléfilms de citrouilles » pendant un week-end, mon Pépito – 12 ans – plongeait à 2 pieds et surtout 2 yeux dans le dernier ouvrage de Bertrand Santini « Miss Pook et les enfants de la Lune », épisode 1, publié chez Grasset Jeunesse.

Dévoré par le fils, adoré par la mère

Le baromètre de satisfaction chez mes enfants lecteurs est, comme chez  beaucoup d’autres, la vitesse à laquelle ils dévorent les livres ou à l’inverse,  les picorent pour finalement les abandonner en cours de route.
Pour celui-ci, ce fut vitesse grand V de la page 1 à la 190ème, avec surtout un degré de concentration maximum.
Ce qui fait que j’ai lu Miss Pook moi-aussi, puisque chaudement recommandé par fiston. Le monde à l’envers, quoi.

De la rue Saint-Antoine à la Lune

Il faut dire qu’à l’instar de Miss Pook, sorcière à la personnalité complexe qui, sous les traits d’une gouvernante entraîne la jeune Elise, pétillante gamine de 10 ans dans des aventures initiatiques, Bertrand Santini embarque son lectorat dans des péripéties folles.  Le rythme est haletant, et nous fait passer doucement du Paris romantique du début du 20ème siècle vers le merveilleux et le terrifiant monde de la Lune.
On passe aussi de l’univers suranné des parents d’Elise, pétris de convenances sociales, mais néanmoins tordants (ah, leur vocabulaire !) à un monde de monstres, sorcières, faunes, dragons, et autres personnages inventés par l’auteur, les Golgomes et Mordromes.
A noter, le livre colle parfaitement au programme de français des 6ème, qui étudient « Monstres et Légendes » et retrouveront, en action dans ce livre, tous les types de personnages fantastiques expliqués par leur professeur.

Dès la couverture, illustrée par Laurent Gapaillard, l’aventure commence.

Lecture à plusieurs niveaux

Qui dit fantastique et monstres ne dit pas forcément angoisse à chaque page.
Oui on peut avoir délicieusement peur, mais Monsieur Santini sous-tend son récit d’un humour à plusieurs niveaux, qui ravira autant les enfants que leurs parents. Et, tel Miss Pook tout à la fois terrifiante et bienveillante, le livre nous fait passer de la peur au rire, comme autant de petites pauses salvatrices pour repartir de plus belle à la suite d’Elise, qui éclaire de sa malice une réflexion sur l’imaginaire, la nature humaine et l’état de notre monde.

A glisser sous le sapin

Cette année, la distribution de cadeaux se fera au tout début des vacances. Bien vu pour offrir ce livre à un enfant de votre entourage. Nul doute que le livre ne s’arrêtera pas là et fera le tour des fratries, familles ou cercle d’amis avant la rentrée de janvier.
Et la bonne nouvelle est que nous n’en sommes qu’à l’épisode 1. J’aurai aimé pouvoir dévoiler la date de sortie du n° 2, mais non !

Bertrand Santini

Bertrand Santini s’est fait connaître en publiant « Le Yark » (Grasset) en 2011, un premier roman jeunesse qui remporte tout de suite un large succès couronné de prix, traduit en plus de 10 langues, et mis en scène au théâtre. Il est en cours d’adaptation cinématographique, tout comme l’ouvrage qui a suivi : « Jonas, le requin mécanique ».
Son troisième roman « Hugo de la Nuit » (Grasset), sorti en 2016,  a reçu le soutien du Centre National du Livre et a notamment été sélectionné pour les Pépites de Montreuil et le prix Sorcières.  Il a remporté le Prix NRP de la revue des professeurs de collège et le prix Livraddict.

Bertrand Santini est également auteur et illustrateur de la série à succès Le Journal de Gurty aux Editions Sarbacane.

 

 

MISS POOK ET LES ENFANTS DE LA LUNE – Bertrand Santini
Novembre 2017 – Grasset Jeunesse –
205×140 mm – Couverture brochée à rabats.
Illustration de Laurent Gapaillard

192 pages – 13€90

En vente sur Amazon et dans toutes les librairies.