Stony Bay Beach, roman jeunesse, belle découverte !

Je viens de finir les 535 pages de Stony Bay Beach – Sam et Jase et dès le début j’ai eu hâte de vous en parler.

Premier roman maîtrisé

Stony Bay Beach est un roman catégorisé « young adults » aux USA, et proposé à partir de 14 ans en France. Alors je tranche : jeunes filles (oui, plutôt) à partir de 15 ans.
« A partir de » surtout ! J’ai largement dépassé l’adolescence et me suis pourtant plongée dans l’histoire tout de suite, à ma grande surprise. Pourquoi ?

📖 Détail idiot, mais la typographie est agréable !

📖 Samantha, l’héroïne, est tout de suite sympathique et attachante. Le livre est à la première personne, c’est Sam qui parle, sans être jamais gnan-gnan, vulgaire ou usant d’un parler ado pénible. Et pourtant ses phrases et réflexions sont réalistes, elles collent à la vie de jeune fille de 17 ans qu’elle est.

📖 Les caractères des ados (et des plus jeunes => désopilants George et Patsy) abordent différents problèmes « de ces âges ». OK, certains sont vus et revus depuis que la littérature contemporaine existent, mais il y a toujours une touche d’humour et de second degré qui fait qu’on ne se dit pas « pfff, et rebelote un problème d’addiction » « oh non encore une fille – (Nan, la meilleure amie de Samantha) – sous pression ».

📖 Les personnages qui participent à l’histoire apparaissent au fur et à mesure avec les détails suffisant pour donner corps et nous permettre d’entrer dans leur vie. D’ailleurs c’est un livre qu’on imagine (souhaite) voir transposé en images par la suite.

📖 La traduction est impeccable (traduction Julie Lopez)

 

Alors, justement, c’est quoi l’histoire ?

Sam, 17 ans, et sa grande sœur Tracy ont pour maman la sénatrice Grace Reed, qui les a élevées seule.  Elles vivent sur la côte Est des Etats-Unis. Grace régente sa vie familiale et politique comme elle ordonne sa maison et ses chignons : nickel et sans place à l’improvisation, suivant SES principes.
De l’autre côté de leur palissade vivent les Garrett, un peu bohèmes, qui laissent s’exprimer la créativité et la fantaisie de leurs 8 enfants. Au grand dam de Gloria, ulcérée par le mode de vie de ces voisins, qui pourtant restent discrets et sympathiques.

De son toit, Sam ne se lasse de les regarder vivre sans les approcher. Jusqu’au jour où Jase Garrett, son contemporain… la rejoint par surprise.

De là naît une jolie idylle… qu’il faut cacher à la mère de Sam, qui ne convient pas (jalousie) à ses amis, et qui doit s’adapter aux horaires des jobs étudiants et des obligations de Jase.
Sam et Jase s’en arrangent jusqu’au moment où….. !

Et là on se met à détester encore plus Clay, le conseiller de Grace ; à découvrir que Tim n’est pas le monstre égocentrique que l’on croit ; qu’Alice confirme son sacré caractère. Et surtout, que si la loyauté est un sacré dilemme,  la culpabilité elle ne laisse aucune place à la lucidité.  Alors qu’en une soirée, différents équilibres vont s’effondrer après un événement tragique.

Stony Bay Beach c’est aussi l’histoire de « la première fois » de Samantha et Jase. L’auteure aborde le sujet avec délicatesse, comme si elle souhaitait respecter l’intimité de ses personnages. Et on l’en sait gré. Pas de voyeurisme mais toutes les questions que peuvent se poser deux amoureux au seuil de leur vie sexuelle. 

 

STONY BAY BEACH, Sam et Jase une belle découverte, publiée chez Nathan.

17,95 € – Sortie janvier 2018. 

 

         

                                      

           

L’auteure :

Huntley Fitzpatrick signe ici son premier roman. Venant du monde de l’édition, elle vit sur la côte Est des USA, où elle élève ses 6 enfants.

Et je l’aime car elle nous annonce la suite pour l’été    2018 ! Ce sera « Stony Bay Beach – Tim et Alice », (sacrés seconds rôles dans Sam et Jase) 

 

 

 

A lire aussi, à propos de loyauté et culpabilité : la chronique de Nathalie Riché sur les Loyautés de Delphine de Vigan (sortie janvier 2018)

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