Archives septembre 2017

Focus sur le coaching

Qui n’a pas entendu parler de coaching au cours des derniers mois ?
Pour y voir un peu plus clair dans ce vaste domaine qui s’immisce dans toutes les sphères, de l’école au couple en passant par le bureau ou le sport, j’ai choisi d’interroger une professionnelle qui aborde pour nous le coaching en développement personnel.

Rencontre avec Philippine de Maistre, du cabinet PhM Coaching et Potentiels (Paris)

Philippine de Maistre Coach en développement personnel – Cabinet PhM

 

TTLB – C’est quoi le coaching ?

Difficile à définir, le mot de coaching ou de coach est utilisé à plusieurs sauces !

Je vais me contenter de donner ma vision du coaching et essayer de définir ce que je fais. => Je propose du coaching « classique », par exemple pour des problèmes de confiance en soi, de gestion du stress ou de gestion des émotions.

=> Et je propose des bilans de potentiels, qui permettent de découvrir ses potentiels forts (ses ressources), soit dans le cadre d’une orientation scolaire/professionnelle, soit dans le cadre d’un bilan de compétences

Avant tout, démarrer un coaching c’est ouvrir un espace, un temps où le coaché va se poser, et paradoxalement cet « espace de pause » va devenir un espace de changement. 

 

TTLB – Alors, avec un coach, on peut amorcer un changement ?

Oui, et même plus que de l’amorcer, le coaché va se mettre en Action.

Revenons au point de départ : une envie, un souhait de changer quelque chose dans sa vie. Un truc énerve, la personne n’arrive pas à réaliser quelque chose, elle a envie d’améliorer, de modifier un état.

De temps en temps une personne peut venir me voir parce qu’il y a quelque chose qui ne va pas, mais elle ne sait pas vraiment pourquoi elle vient !

Mon travail est de bien comprendre la situation de la personne. Je suis complètement tournée vers elle, son monde, sa façon de percevoir les événements, les personnes de son entourage…

Ensuite j’analyse la demande pour aider la personne à définir son objectif et lui permettre d’amorcer le changement souhaité.

 

TTLB -Donnez-vous des conseils ?

Non ce n’est pas mon rôle, c’est la grande différence entre un consultant et un coach.
Le coach est là pour aider la personne à identifier ses propres ressources. C’est à partir de ses ressources que la personne se mettra en action. Je suis d’ailleurs toujours émerveillée par les solutions, les idées qui émergent.

Une solution farfelue « a priori » pour moi ne le sera pas du tout pour quelqu’un d’autre. D’où l’importance de ne surtout pas donner de conseils.

 

TTLB – Finalement vous travaillez l’atteinte d’un objectif…

Exactement.

Attention vous ne changerez pas les autres… sans doute le plus difficile à accepter. En revanche, en modifiant une façon de faire, en comprenant un ressenti par rapport à tel ou tel événement ou en prenant conscience d’une croyance liée à une éducation, une histoire personnelle … bref en prenant du recul par rapport la situation vécue, le changement pourra avoir lieu.

 

TTLB – Coach ou psy … ?

Tout dépend de ce que souhaite faire la personne en demande.

Si on veut être synthétique, le coach va travailler essentiellement sur le « Comment … je vais faire pour changer », ce qui ne l’empêche pas de comprendre « pourquoi la personne a vécu tel ou tel événement ? se comporte ainsi etc… ».

Encore une fois le coach est orienté sur l’Action.

 

TTLB – Les coachs sont nombreux, comment choisir et pourquoi vous choisir par  exemple ? Avez-vous des spécificités ?

Oui nous sommes nombreux à exercer. Plusieurs critères peuvent rentrer en ligne de compte, formation et parcours du coach, modalités (lieu, tarif, fréquence …). Dans tous les cas un contrat doit vous être proposé.

De mon côté, à partir d’un premier entretien, j’établis toujours une convention qui définit l’objet du coaching, les modalités pratiques du coaching, le nombre de séances prévues et les devoirs du coach et du coaché.

Pour que la relation avec ce dernier se passe bien, j’ai besoin de définir un cadre rassurant pour les deux parties.


TTLB – Je crois que vous faites aussi de l’orientation professionnelle ?

Oui, je me suis formée à la méthode Potentialis qui permet d’identifier les potentiels d’une personne en vue de l’aider à trouver une voie professionnelle.

Très adapté pour les jeunes à partir de 15-16 ans qui ne savent pas trop vers quelles études s’orienter, le bilan Potentialis est aussi utilisé dans le cadre d’un bilan de compétences pour des professionnels.

Avec cette méthode la personne identifie ses potentiels forts.
 

TTLB – Qu’est-ce qui vous fait le plus plaisir dans votre activité de coach ?

Ouvrir le champ des possibles. Permettre aux personnes que j’accompagne de se rendre compte qu’elles peuvent aller au-delà des limites qu’elles s’étaient fixées.

Redonner confiance à la personne, redonner du plaisir, de la joie dans sa vie quotidienne. C’est une grande joie pour moi. 

 

TTLB – Enfant, quel métier vous attirait ?

J’étais attirée par les métiers de la publicité, car une de mes sœurs travaillait en agence, et cela me faisait rêver. Plus maintenant !

TTLB – Avez-vous un adage, un mantra de prédilection ? 

Toute chose est possible si l’on y croit. Je le vérifie souvent en coaching, et pour moi aussi !

TTLB – Quel meilleur conseil professionnel vous a-t-on donné ?

« Don’t kill it, mend it ! » un prof de stratégie publicitaire d’HEC nous le disait souvent ! Autrement dit – ne dis pas non, ne critique pas sans apporter d’améliorations, de propositions.
La critique est aisée… mais il est plus constructif et plus difficile de proposer des solutions.

 

TTLB – Une astuce de maman pour gagner du temps à partager avec Top-Topic ?

J’utilise beaucoup internet pour rechercher des idées (Top-Topic bien sûr, Facebook…), des bons plans, surtout pour l’organisation des vacances de mes enfants, des activités extra scolaires….

Je ne me passerai pas de mon agenda Google ni de mon téléphone portable !

Mes applis préférées : Whatsapp quand le réseau 3G ne fonctionne pas – notamment en vacances, Facebook pour suivre l’actualité des uns et des autres (surtout les amis ou coachés qui lancent leur activité), Linkedin (pour la sélection faite par mes contacts d’articles intéressants), Ratp, Autolib bien sûr !

Je profite des temps de transport pour aller au travail pour régler tous les problèmes d’organisation de la famille, cela me libère du temps le soir pour jouer de la guitare ou profiter d’autres activités.

Je fais le marché des produits frais le dimanche auprès de producteurs – et limite au maximum mon temps en supermarchés – pas plus d’une heure par semaine ! Je préfère des produits simples mais bons, je n’achète plus de plats tout préparés mauvais pour la ligne et assez chers !

TTLB – Merci Philippine. Me voici plus éclairée en la matière, et j’espère que mes lecteurs en auront appris plus s’ils souhaitent faire appel aux services d’un coach pour leur développement personnel / professionnel, ou l’orientation de leur enfant.

 

Philippine de Maistre                  
PhM Coaching et Potentiels        

contact@phmcoachingetpotentiels.fr
26 rue Claude Lorrain – 75016 Paris
06 79 10 72 73

. Coach praticien senior et Technicien PNL – Ecole Française de Coaching – MHD Paris
. Opératrice Potentialis – Mm2i Lyon

. Master Management des Systèmes d’Information – IAE Paris
. Master en Communication – HEC Paris
. Maîtrise de Gestion – Université Paris Dauphine

Collection Explique-Moi chez Nathan Jeunesse

A partir de 6 ans, pour comprendre le monde

 

Petit éclairage sur la collection Explique Moi, des Editions Nathan, qui s’ouvre par 2 ouvrages (à lire dès 6 ans), parfaits pour la transition entre l’obligatoire des livres de classe derrière nous, et le ludique des livres « Noël », à venir : 

. « La Pauvreté et la Faim », de Louise Spilsbury 

. « Les Réfugiés et les Migrants », de Ceri Roberts

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux sujets qui interpellent nos enfants, confrontés aux médias et à nos discussions familiales ou amicales. Des bribes d’informations qui peuvent les laisser dans l’interrogation, voire l’angoisse ou une culpabilité indéfinie. En face, des parents ou éducateurs parfois bien en mal de trouver le bon ton et le vocabulaire adaptés. 

Bien qu’écrits par 2 auteurs différents, les 2 ouvrages de Nathan ont chacun le mérite de traiter de leur sujet sans emphase ni prise de position. Les faits sont expliqués avec neutralité, thème par thème, et un glossaire reprend tous les mots importants en fin d’ouvrage.

Pédagogie

Ces textes pédagogiques sont appuyés par les illustrations de Hanane Kai, graphiste-illustratrice libanaise, s’alignant ses dessins sur la même sobriété que les mots, ne suscitant  ainsi ni crainte, peur, ou angoisse. Seul un chat, qui traverse les 2 livres en apparaissant sur chaque page, permet à l’enfant de projeter un peu d’émotion salvatrice.

Une collection qui explique aux enfants, sans les inquiéter mais sans rien leur cacher.

Auteurs

Louise Spilsbury est l’auteur de nombreux livres pour la jeunesse. Elle a écrit sur beaucoup de sujets différents, comme l’actualité, la science, la géographie, l’art, l’histoire…

Ceri Roberts est journaliste et écrivaine. Elle travaille entre autres pour Grazia, Cosmopolitan et le supplément WekEnd du Times

Dès 6 ans. 12,90 € – 32 pages – 23×23 cm – Collection Explique Moi – Nathan Jeunesse

(mon billet sur les différences expliquées aux enfants, au travers des ebooks d’Angélique Mathieu-Tanguy)

 

Angélique Mathieu-Tanguy et son petit monde

Attention talent !

 

Angélique Mathieu-Tanguy

Je suis ravie de vous présenter             Angélique Mathieu-Tanguy, qui a eu la bonne idée et le bon goût de découvrir Top-Topic avant que ce ne soit l’inverse. Et maintenant j’en suis flattée, tant se pencher sur son travail est un régal.

 

Tendresse

Angélique est une auteure-illustratrice de 31 ans, dont le sourire tout grand témoigne de sa tendresse pour le monde des enfants. Forte de cette empathie, Angélique cherche à éveiller les enfants à la différence au quotidien que peuvent être :

. le handicap
. la différence physique, petite ou grande : surpoids, couleur de peau, maladies, grandes oreilles, appareils auditifs, cheveux sur la langue..
. les schémas familiaux  : Parents homosexuels, parents handicapés, parents bohèmes, parents âgés..
. Etc…

illustration Angélique Mathieu-Tanguy

Pour aborder ces thèmes, notre auteure a imaginé 3 héros :
Etoile Filante, petite fille amérindienne
Akim, de Tunisie, albinos
Issa, sénégalais, trisomique

dont le quotidien raconte les sujets importants et d’actualité auxquels peuvent être confrontés les enfants d’aujourd’hui*.

La barque est lourde mais les sujet traités avec grâce et délicatesse, tant par les dessins que par les textes.

 

Aventures

illustration Angélique Mathieu-Tanguy

Dans « les Rêves merveilleux » (d’Akim et de Issa), les maladies et leurs conséquences sont expliquées et dédramatisées par l’invention d’une dizaine de chapitres où les petits héros vivent mille aventures. Ainsi, Angélique parvient à démontrer que mêmes malades ou différents,  les deux garçons sont comme ses lecteurs : pleins de malice et de tendresse.

De son côté Etoile Filante « … est embêtée à l’école« , « … garde un secret », « … est malade », « … va avoir deux petits-frères », des soucis ou questionnements que peuvent rencontrer tous les enfants du monde !

Dans « Etoile Filante garde un secret », il est montré aux enfants le comportement à avoir s’ils sont victimes d’une personne malhonnête, ou s’ils sont témoin d’une scène anormale. A la fin, est ajouté un long jeu de rôles parents-enfants permettant de retenir dans plusieurs cas de figure bien précis les bons comportements à avoir.
Dans l’histoire liée au harcèlement, les enfants sont informés de bons comportements à avoir s’ils sont victimes de méchanceté à l’école, ou s’ils sont témoins d’un enfant malheureux.
Et dans « Etoile Filante est malade » Angélique décrit précisément ce qu’est cette maladie, et le cheminement de guérison : opération,  chimio, perte des cheveux, IRM pour vérifier les métastases, etc.


Style à part

Voyez-vous les illustrations de cet article ? N’êtes-vous pas charmés ? Moi, le style d’Angélique Mathieu-Tanguy me fait fondre et en appelle à mon âme d’enfant ! J’adore les couleurs vives, la rondeur du coup de crayon, la joie qui ressort de chaque scène. Par exemple, il est pas craquant notre Akim dans l’espace ?!

illustration Angélique Mathieu-Tanguy

Projets

Angélique est en préparation d’un ebook racontant les mille aventures d’une petite Paula, atteinte de myopathie et vivant en fauteuil roulant. Elle rencontrera des fées, des lutins, visitera des pays magnifiques, deviendra une baleine, puis ira à la découverte de l’espace, et verra même, comme Issa, un volcan en éruption !

illustration Angélique Mathieu-Tanguy

Extrait

« Paula était une petite fille espagnole de 7 ans qui vivait avec son papa depuis le décès de sa maman quelques années auparavant.Tous trois (car la maman vivait toujours avec eux dans leur cœur) vivaient dans une belle maison située en plein cœur d’un lotissement où tous les enfants se connaissaient.
Paula aurait pu être une enfant comme les autres, seulement voilà, elle était née avec une protéine en moins au moment de sa conception dans le ventre de sa maman. Cette protéine s’appelait la dystrophie. Et sans elle la petite fille voyait tous ses muscles s’affaiblir au fil des années. Y compris son petit cœur et son diaphragme qui lui permettait de respirer comme tout le monde. Elle n’arrivait plus à se tenir droite, et à marcher comme les autres enfants. Il lui fallait donc maintenant se déplacer en fauteuil roulant.

Mais Paula ne se plaignait pas, car elle aimait trop la vie pour se décourager !

Le médecin qui la suivait lui avait expliqué que sa maladie touchait essentiellement les garçons, mais qu’elle avait échappé à la règle sans qu’on sache pourquoi. Et que son nom était la myopathie de Duchenne.

Paula n’allait pas vivre aussi longtemps que d’autres personnes, car sa maladie le voulait ainsi, mais ce qui comptait pour elle ce n’était pas le temps qu’elle allait vivre, mais ce qu’elle allait faire de sa vie : pleurer sur elle-même ou rire et sourire pour tout ce qui lui faisait plaisir dans la vie. »

 

Dans les cartons aussi pour cet hiver…. l’enfance du Père Noël et comment il est devenu celui que tous attendent le soir du 24 décembre !
Mais aussi d’autres aventures d’Etoile Filante (« Où va-t-on après la mort ? », « Mon papa est en prison », « Parle à la nature ») et celles d’un petit garçon défiguré.

Lire Angélique Mathieu-Tanguy

Pour l’instant les aventures d’Etoile Filante, Akim et Issa sont disponibles sur Ebook à télécharger tout simplement et à prix très modiques sur Amazon format Kindle (1,99€ maximum), accessible sur Pc, Mac et Smartphones (appli gratuite)
Sur le lien que je vous indique, vous y trouverez aussi d’autres productions d’Angélique, non moins intéressantes.
Amazon pour A.Mathieu-Tanguy

Angélique souhaite plus que tout pouvoir vivre de sa passion pour l’écriture et le dessin qu’elle met au service des enfants et de leurs parents.
Se mettre au service de ses lecteurs, cela va jusqu’à proposer que tous les parents ET les enfants peuvent lui demander d’écrire et d’illustrer des ebooks en particulier, sur des thèmes importants qui leur seraient cher, et qui pourraient en même temps servir à d’autres. Même si cela prend du temps, Angélique planchera sur les thèmes proposés. 

Tout comme elle suit sérieusement son forum http://parentsenfants.forumactif/org/, lien supplémentaire avec son lectorat.

Pour contacter Angélique directement :angelique-mathieu1@hotmail.fr

(* lire à ce titre mon billet sur la nouvelle collection Nathan Jeunesse « Explique-moi »)

Comédie humaine

Comédie Humaine 

 

– Allez la boulotte, tu as tiré au sort le thème, tu commences cette première session d’impro.

L’injonction ne m’était pas adressée mais me dérangea profondément. D’autant que le show sarcastique de son auteur durait déjà depuis deux heures, et la surprise du départ quant au ton employé, se muait en une fureur qui, me connaissant, pouvait me faire partir en vrille.

Après une longue présentation pompeuse de la teneur de notre cours, notre professeur s’était lancé dans une diatribe dont il ressortait que nous n’arriverions probablement à rien, chaque promotion permettant de dégager un bon élément tout au plus, et encore, les années fastes.

Mon sac, je glisse toute ma vie dedans, mais où estil passé...?, tel était le thème dévolu à ce cours. Comment pouvions-nous en tirer une prestation qui, à défaut d’avoir du sens, aurait au moins de la tenue ? A cette interrogation que je me formulais à haute voix, ma voisine de banc soupira :

– Et encore, c’est mieux que l’année dernière, le premier jour nous avions tiré « Je suis un pot de Nutella vide »…

 Effectivement , partant de là, je pouvais m’estimer heureuse du thème du jour. 

– Mais c’est qui ce crapaud ? chuchotais-je, ajoutant « tu repiques ? »

Arnaud Blanchet, ça ne te dit rien ? Troisième radis dans la pub Amora , et séducteur dans la série Au-delà des Etoiles. Et oui, je repique, à cause de ce con notamment, faut croire que j’ai la vocation chevillée au corps !

« Et peu de rancune » pensais-je.

La « boulotte » qui n’avait de rond que ses deux grands yeux apeurés, se leva péniblement, raide et gauche, et n’eut même pas le temps d’atteindre la scène avant de se faire renvoyer à sa place par un cinglant :

– Pauvre godiche, inutile d’aller plus loin

Puis se succédèrent d’autres candidats désignés : un garçon qui aligna six phrases avant d’être stoppé par une bordée de critiques acides ; un autre élève coupé au bout de trente secondes ; une femme qui alla miraculeusement au bout de son exercice, avant d’être remerciée d’un « pitoyable » lâché du bout des lèvres. Et enfin un dernier garçon, dont les yeux rieurs n’eurent le loisir d’exprimer leur palette prometteuse, car interrompus par un couperet :

– Tous trop nuls, on arrête. Demain, même lieu, même heure.

Là, était-ce la résultante d’une somme de vexations passées dont je n’avais eu conscience jusqu’alors, petits traumatismes infligés par des surveillants, animateurs, et autres éducateurs pervers en mal d’autorité ; ou la conscience aigüe que cette année de cours avait déjà coûté un bras à ma grand-mère, qui me l’offrait avec tout son cœur « pour vivir to rêves, pour lo foun, et sourtout emmerrrrder toun pèïre » ; ou encore la réponse en creux à mon mantra favori selon lequel il est plus dangereux de subir que de risquer ?

Toujours est-il que je brandis un flingue hors de mon sac et, visant l’imbécile fat qui croyait nous tenir en respect par ses sarcasmes, je le mis, moi, en respect par ce qui fonctionnait à merveille dans un autre monde : un gros calibre. Méthode basique contre méthode sadique.

Tout en me félicitant que nous soyons le seul cours de ce début de soirée, (personne n’était alerté par les cris de l’assistance), je savourais la flamme de terreur qui s’était allumée dans le regard de ma cible, flamme dont l’intensité n’avait d’égal que la vague d’adrénaline jouissive qui se déversait dans mes veines.
Intimant à la petite chose qui se liquéfiait devant nous de s’allonger visage contre plancher, et tout en la gardant en mire, je retournais vers mon sac à main, et m’emparais de mon smartphone. De la main libre, j’écrivais dans le champ d’un SMS : « ne craignez rien c’est un factice, amusons nous » et tendais le téléphone vers la première élève à ma portée dont le visage s’illumina. Le téléphone passa de main en main et chacun se détendit tout en jouant le jeu de la terreur feinte.

Je demandais alors à ceux qui le souhaitaient d’imposer un thème d’impro au Crapaud, qui nous prouverait ainsi l’étendue du talent l’autorisant à nous humilier. Je gardais néanmoins un ton menaçant avec tous, afin que Blanchet reste persuadé d’être à la portée d’une arme réelle armant la main d’une folle furieuse. 
Pauvre homme, pauvre petit homme…. Il suait, tremblotait, bafouillait, paniquait. J’avoue que je regardais même son entrejambe, espérant y voir une trace de miction incontrôlée.
Il dut jouer une sorcière bègue, un présentateur de JT amnésique, un enfant de 6 ans extra­lucide, un Alien dépressif et la cerise sur le gâteau d’anniversaire d’un centenaire.

Mais le temps pressait, j’avais une représentation de ma troupe amateur à honorer à la maison de retraite de Mémé. Il s’agissait d’une pièce policière où je jouais le rôle de la détective, accessoirisée d’un trench et d’un flingue factice que j’apportais.

– Bon, Monsieur Blanchet, nous avons tous d’autres activités qui nous attendent. Nous sommes bien d’accord, votre prestation était terriblement décevante ? Il opina vaguement et je poursuivais :

– Plusieurs d’entre nous ont filmé vos exploits. Si vous ne souhaitez pas les retrouver sur les réseaux sociaux, nous vous conseillons d’oublier ce que nous venons de vivre, et de présenter demain votre démission à la direction de l’école. Nous tous avons à y gagner, vous le premier.

Puis je rengainais mon joujou, après l’avoir tordu en deux devant les yeux médusés, puis furieux, de Blanchet. « Eh oui, le caoutchouc, ça peut être très souple ! » concluais-je. L’assemblée se dispersa dans les rires et congratulations, laissant Blanchet prostré à même le sol.

Dans le RER qui m’emmenait vers Mémé, je regrettais de ne pouvoir lui relater cette histoire. Même si elle dégonflait les pneus de son gendre, remplaçait le sucre par du sel au réfectoire, piquait les sonotones de ses co-pensionnaires sur leurs chevets, « pour le foun » me disait-elle avec son adorable accent, elle aurait désapprouvé mon geste, les armes, même en jouets, lui faisant peur.

Alors je me contentais, en la retrouvant, de la serrer encore plus fort que d’habitude sur mon cœur, l’assurant que oui, mon premier cours avait été « foun, vraiment foun ».

JC

Primo Levi, pour les ados

Je vous laisse découvrir ci-dessous le billet de Nathalie Riché à propos de la BD « Primo Levi », de Matteo Mastragostino et Alessandro Ranghiasci.
Destiné aux lecteurs à partir de 11 ans, cet ouvrage met en scène l’écrivain lorsqu’il témoignait de sa captivité dans l’enfer des camps de concentration.
116 p., Steinkis, 16 €

PRIMO LEVI

Comment transmettre le message de Primo Levi à de jeunes adolescents ? C’est l’objectif de cette bande dessinée très réussie, signée Matteo Mastragostino et Alessandro Ranghiasci, qui met en scène un Primo Levi venant témoigner auprès d’enfants dans une classe, comme il le fit à maintes reprises.

« Combien de fois je les ai écrits…
Ils me sont apparus dans tellement de cauchemars !
Un… sept…. Quatre…
Vous savez, les enfants, quand j’avais votre âge, j’aimais beaucoup les chiffres…
Cinq… un… et enfin sept.
Mais je ne pouvais pas imaginer que j’allais en porter six sur le bras toute la vie.»

Le scénariste italien Matteo Mastragostino se souvient de l’annonce de la mort de Primo Levi, et le choc que ce fut pour lui. Il était pourtant encore un enfant lorsque l’écrivain se donna la mort, il y a maintenant un peu plus de trente ans.

Matteo Mastragostino a voulu transmettre à son tour le message de cet infatigable témoin de l’enfer des camps. Il imagine ici, à partir des textes de Levi et de tous ceux qui ont écrit sur lui, l’homme venant témoigner dans une classe, comme il le fit à maintes reprises. Le Primo Levi que l’auteur aurait aimé rencontrer raconte à des enfants d’une dizaine d’années son expérience du lager. Car cet infatigable témoin se déplaça dans plus d’une centaine d’écoles pour transmettre son message.

« J’ai été élève de cette école il y a bien longtemps. J’ai été chimiste, et je crois l’être encore. Je suis écrivain, en tout cas c’est ce qu’on dit. Et je suis un juif rescapé d’Auschwitz. Je le serai jusqu’à la fin de ma vie. »

La suite du billet de Nathalie, à lire ici

Ludo et Sophie, club d’activités pour les 7-14 ans

 Testé et adopté : le club pour

enfants Ludo&Sophie !

(❤️ !! code promo spécial lecteurs de Top-Topic en fin d’article !!)

 

Une fois de plus ce sont des mamans confrontées aux difficultés logistiques quand il s’agit d’occuper intelligemment ses enfants le week-end qui ont eu l’idée de créer un concept génial : Un club de sorties ludo-culturelles TOUT COMPRIS !

Le concept me paraissait très séduisant : Le Club s’occupe en effet d’absolument tout : trajets aller-retour, réservation des activités, temps récréatifs et petit goûter.
Les thématiques sont :

. C’est beau c’est de l’Art (ex : Excursion en territoire Hindou)
. Dis comment ça marche ? (ex : Comment ça marche la météo ?)
. Raconte moi l’Histoire (ex : Visite au sein du Musée de la Police)
. Derrière le rideau (ex : Les coulisses du Stade de France)
. Quand je serai grand je serai… (ex : chroniqueur radio)

. C’est moi qui l’ai fait (ex :  Sur les traces de Space Invaders)

 

A droite, la médiatrice, Annalisa qui, déchargée de contraintes éventuelles d’accompagnement gérées par l’animatrice, a pu se consacrer totalement à ses explications.

Intriguée, j’ai voulu en savoir plus et j’ai testé l’une de leurs sorties (“mini-lunes MAXI POUVOIRS”) début septembre.  Un titre original pour une sortie qui a tenue toutes ses promesses. 

La sortie : Petit livret d’activité en main, mes loulous ont suivi avec plaisir et attention durant un peu plus d’une heure, la médiatrice scientifique Annalisa Plaitano* (réservée rien que pour nous), à travers l’exposition “La révolution des satellites” de la Cité des Sciences : Construction d’un satellite miniature, petits jeux et anecdotes en alternance avec les explications de la guide, les enfants n’ont pas vu passer le temps et ont appris plein de choses ! La visite était ponctuée par une projection d’un film d’une demi-heure dans le planétarium de la Cité. Puis l’animatrice du club (vraiment top) a pris en charge mes loulous pendant presque une heure pour le petit goûter et un temps récréatif vraiment animé avec des petits jeux très adaptés à leurs tempéraments (une vraie animatrice quoi ! :))

Très attentifs devant une vidéo, explicitée ensuite par la conférencière                A gauche l’animatrice, à droite la médiatrice (« conférencière »)

Au final : presque 3 heures d’activités intelligentes et ludiques pour mes enfants (j’avais choisi le RV sur place dans les options du site) et moi spectatrice heureuse n’ayant rien à faire que d’écouter et regarder mes enfants heureux d’apprendre et de s’amuser !

Séduite, j’ai déjà prévu d’inscrire mes enfants à 3 autres sorties ! Car soyons honnêtes : on a pas tous(toutes) le temps, l’énergie, les compétences, ou tout simplement l’envie d’organiser une sortie privée pour ses enfants le week-end.  Avec ce club on arrête de culpabiliser, et on prend du temps pour soi pendant que nos enfants apprennent et s’amusent en toute sécurité (le club ne lésine pas sur les moyens pour assurer une parfaite sécurité de nos enfants).  

Bref, cultiver ses enfants dans ces conditions c’est effectivement un jeu d’enfant(s) !

Tarifs : A partir de 50 euros la demi-journée (35 euros hors trajets) –> Ça les vaut vraiment.

Tarifs dégressifs dès 2 enfants inscrits.

Et en plus j’ai négocié pour vous auprès de la fondatrice un petit plus  : Si vous indiquez TOP-TOPIC dans les cases « parrain » et  « code promo” (celui-ci apparaît  au moment de régler), c’est 20% de réduction pour votre première commande.

Je vous laisse découvrir le site : www.ludoetsophie.com

Et la super sortie à laquelle nous sommes allés (reprogrammée pour le 30 septembre après-midi) : https://www.ludoetsophie.com/mini-lunes-maxi-pouvoirs

N’hésitez pas à poser des questions à Amélie, l’une des co-fondatrices (très sympa) : amelie@ludoetsophie.com

*Le site d’Annalisa, la médiatrice qui nous a accompagnée, passionnée et passionnante, sur lequel petits et grands trouveront toujours de quoi enrichir et approfondir leurs connaissances : www.ludmilla.science/fr/
(Annalisa est aussi co-auteur de l’ouvrage « La Science à Contre-Pied »)

 

Détente après le goûter, et avant de rentrer chez soi…

La Ménagerie du Mariage

Alerte

C’est le couple de babouins, hurlant et gesticulant qui me réveilla au petit matin. Je compris immédiatement que leur agitation était un signal d’alerte.

J’enfilai à la va-vite short et t-shirt et me précipitai dans le lobby où je me cognai dans Adam, le Directeur de la réserve, colosse buriné, qui m’informa qu’un incendie s’était déclaré dans l’enclos des hyènes. Il tenait sous le bras une petite autruche, tandis qu’un pingouin passait derrière eux, ce qui ne m’étonna pas au regard de l’agitation ambiante.

Je courus dans la chambre de mes acolytes. Las, ils avaient largement fêté, la veille, la fin de mon stage et mon départ vers l’Ouest, et j’eus un mal fou à les faire revenir de leurs limbes alcoolisés. Seul un verre d’eau glacée sur leurs tignasses parvint enfin à les faire réagir et obtempérer à mes ordres.

Boa de chair

Jefferson le régisseur me retrouva dans le couloir. Nous nous ruâmes sur une Jeep, mais j’hurlai en m’asseyant côté passager, un boa y ayant déjà pris place. Jefferson s’esclaffa, il s’agissait de Bob, son reptile « domestique », qu’il avait emporté « au cas où » … Bob-le-boa remis dans son sac, nous filâmes vers les hyènes.
Elles avaient été évacuées vers l’enclos des jeunes cervidés qui, énervés par l’odeur de fumée qui se répandait partout, et peut-être par les phéromones de stress dégagées par leurs invitées, se mettaient à frotter leurs bois, en des prémices de duels similaires à ceux de la saison des ruts.

Les pompiers me rassurèrent : le feu – probablement dû à la défaillance électrique d’une clôture – serait rapidement circonscrit.

Mauvaise nouvelle

J‘invitai le Shérif, qui nous avait rejoints, à retourner au pavillon central, et à m’aider à faire converger les girafes vers le bassin d’ornement où elles pourraient boire.

C’est à ce moment qu’en qualité de responsable des entrées et sorties sur le district, il toussota et lança :

– Vous comptez toujours partir demain ?

– Oui bien sûr, l’incendie pose-t-il un problème en cela ?

– Non, ce qui pose problème, c’est que votre passeport est périmé… je m’en suis rendu compte hier soir très tard en sortant votre dossier administratif, j’allais vous appeler à la première heure à ce sujet.

– Périmé, vous êtes sûr? C’est tout simplement pas possible ! Je dois absolument rentrer chez moi, je dois me marier ! La cérémonie a lieu la semaine prochaine, vérifiez !

Un cacatoès ébouriffé se posa sur mon épaule, me faisant éternuer de ses plumes vaporeuses, ce qui…. me réveilla.

Séraphine, ma fidèle nounou, me chatouillait le nez d’une plume du chapeau de cérémonie qu’elle avait déjà vissé sur sa tête. Au dessus de son épaule, Wiss et Titi, les jumeaux qui me servaient accessoirement de frères, sautaient sur mon lit en hurlant :

– C’est ton mariage, c’est ton mariage, c’est la fête !

Urgence

Un coup d’œil vers mon réveil et je vis avec effroi que j’avais déjà une heure de retard sur mon timing. Je sautai dans un jean et me précipitai dans le hall de la propriété que nous avions réservée pour les festivités. J’y trouvai mon père, goguenard du haut de ses 2 mètres, m’annonçant qu’il y avait « drame » dans les chambres des ados, un fer à lisser ayant provoqué un court circuit. Plus aucune prise ne fonctionnait, le chauffe-eau était out, et toutes les filles s’énervaient. Puis il s’esclaffa, avant d’embrasser dans le cou sa nouvelle poule, dont la distinction n’avait d’égale que la hauteur de son QI. Un maître d’hôtel qui passait derrière eux ne manqua pas de reluquer le postérieur de « ma belle-mère du mois », ce qui ne m’interpella pas plus que ça, j’étais habituée.

Tu devrais y aller ajouta mon père, Nous, on a proposé qu’elles profitent du dortoir des garçons. Eux, tout émoustillés, étaient OK, mais elles ont joué les vierges effarouchées

Comme si je n’avais que ça à faire, régler les soucis capillaires de mes cousines…. Mes « témouines » seraient parfaites pour ça, après tout cela tenait de leurs prérogatives.

Mais je dus me rendre à l’évidence que l’enterrement de ma vie de jeune fille de la nuit passée avait été bien arrosé, ce qui expliquait d’ailleurs mon réveil tardif et un vague souvenir de rêves animés.
J’avais même un sentiment d’écho, que je ne parvenais pas à définir.
Les filles, mes témoins, ne me furent d’aucun secours, malgré les grands verres de thé glacé que je leur servais.

Boa de plumes

Je trouvai dans le hall de l’hôtel un employé qui accepta de m’emmener aux dépendances dans une voiturette de golf. Sur la banquette arrière, je découvrais le boa de plumes de ma mère. Le chauffeur sourit : 

Ah c’est votre mère ?!! Je l’ai reconduite hier soir du restaurant, un peu pompette… mais drôle !

 Arrivée à l’étage des filles, où l’électricien finissait son intervention je saluai les garçons, excités comme des animaux en rut, et les filles, piaillant à ne plus s’entendre.

Revenue au bâtiment central, je tombai sur Sharif, mon futur beau-père, maire de notre village, et qui allait donc nous marier. Il arrivait en même temps que mes amies, toutes en jambes et talons de 10 cm… Après les effusions de mise, nous les dirigeâmes vers la piscine où un rafraîchissement leur était servi.

 Sharif  m’accompagnant pour un café bien mérité. 

La gaffe

– Alors ma cocotte, pas trop stressée ? Allez, dans deux jours, c’est grands espaces, dépaysement et aventure !

– Ah?? Euh… de quoi parlez-vous ?

-Oups… oublie, j’ai rien dit

– Ah non, trop tard, dites moi ! Car s’il y a voyage en vue, il y a problème, mon passeport est périmé.

– Périmé, tu es sûre ? Mais vous êtes attendus pour un safari au Kenya, murmura Sharif

– Et bien nous irons au zoo de Beauval, Arnaud aurait dû vérifier où j’en étais au niveau papiers avant de tout réserver. C’est tout lui ça.

– Ecoute, il a forcément regardé la date d’expiration avant de se lancer, vérifie !

A cette injonction, j’eus un déclic, et revis des bribes du rêve de la nuit passée. J’explosai de rire et rassurai Sharif, mon passeport était bien valable – je l’avais fait refaire pour mon stage chez Adam deux ans auparavant !

SC

Emmanuelle Hubert, Commissaire-Priseur

Ce billet lance un nouveau volet de Top-Topic, « Focus sur… » dans lequel j’essaierai de mettre en lumière des métiers et/ou personnalités à découvrir ou à connaître mieux.
Aujourd’hui, il s’agit d’Emmanuelle Hubert, commissaire-priseur à Paris
Au delà de l’intérêt de son métier, je vous invite vivement à faire appel à elle si vous souhaitez avoir l’avis d’un professionnel sérieux pour estimer vos « trésors » (non, pas vos enfants !). 
Solaire et d’une approche très agréable, Emmanuelle est pédagogue et sait prendre son temps sans en faire perdre. 

Focus sur la profession de commissaire-priseur

A la fois juriste et historien d’art, le commissaire-priseur multiplie les casquettes et doit savoir avant tout repérer L’Objet, le Tableau, le Meuble ou le Bijou qui affolera les enchérisseurs lors de la vente.

Car qui dit commissaire-priseur, dit marteau et vente aux enchères : si je vous dis Christies, Sotheby’s, vous pensez salles des ventes prestigieuses, et œuvres d’art à plusieurs zéros ….

La vente aux enchères

Plus franco-français, l’hôtel des ventes de Drouot à Paris organise chaque jour plus d’une dizaine de ventes aux enchères en simultané. Chaque œuvre qui passe entre les mains d’un commissaire-priseur, est estimée, parfois expertisée par un spécialiste de l’œuvre ou de l’artiste, cataloguée et présentée lors d’une vente aux enchères pour le compte du vendeur. Le propriétaire de l’objet qui a demandé une estimation reste en effet propriétaire de son bien jusqu’à l’adjudication lors de la vente, en d’autres termes au tombé du marteau, le fameux « adjugé vendu »!

Le commissaire-priseur n’est donc jamais propriétaire des biens qu’il présente lors de ses ventes mais seulement « mandataire » de son vendeur, en quelque sorte intermédiaire entre ce dernier et l’acquéreur.

L’estimation  

Il ne faut donc pas hésiter à faire appel à lui quand vous avez besoin de connaître la valeur d’un bijou, d’un tableau ou autre objet d’art, par simple curiosité ou réelle envie de vendre. L’estimation verbale que le commissaire-priseur vous donne est gratuite et ne vous engage à rien !

Emmanuelle Hubert

Emmanuelle Hubert - Commissaire-Priseur

Emmanuelle Hubert – Commissaire-Priseur

Pour en savoir un peu plus j’ai interrogé Emmanuelle Hubert, commissaire-priseur à Paris, et qui a ouvert depuis la rentrée un nouveau bureau avenue Mozart , pour la maison de ventes aux enchères Ader-Nordmann, située au coeur de Drouot. Ader est une maison de ventes aux enchères très dynamique qui organise plus de 70 ventes aux enchères par an à Drouot dans toutes sortes de spécialité : bijoux et argenterie, tableaux modernes et contemporains, Arts décoratif du XXeme siècle, mobilier et objets d’art, arts d’asie, photographies….

Chaque jour, Emmanuelle reçoit dans son bureau du 16ème arrondissement ses clients pour leur demande d’estimation et d’expertise, que ce soit dans le cadre d’une succesion ou seulement pour avoir une idée du tresor qu’ils détiennent peut-être chez eux !
Elle se déplace également sur rendez-vous pour effectuer un inventaire de l’ensemble des meubles et tableaux …

Entretien

TT : Emmanuelle, quel metier rêviez-vous d’exercer quand vous étiez enfant ?
EH : Chercheur d’or ! Non comme toute petite fille, je voulais être danseuse étoile, clown dans un cirque, trapèziste ou vétérinaire pour soigner les éléphants…

TT : Quel facteur vous a fait devenir CP ?
EH : A la fois les hasards des rencontres et bien sûr, ce serait mentir que de ne pas dire l’héritage familial ! Famille de juriste et d’artistes, j’ai, je pense, trouvé le bon compromis !

TT : Quel meilleur conseil professionnel vous a t on jamais donné ?
EH : Dans ce métier, faire toujours confiance à sa premiere impression sur un meuble, un objet etc…

TT : Quel conseil donneriez vous à qqun qui voudrait embraser la prof de CP ?
EH : La curiosité, une véritable passion pour les objets, et l’art en général

TT : Une anecdote ? Avez-vous déjà trouvé un véritable trésor lors d’un inventaire ?
EH : Chaque CP a eu ou aura au cours de sa carrière son lot d’anecdotes plus ou moins tragico-comiques : certains se sont même fait séquestrés par des personnes chez qui ils venaient dresser un inventaire dans le cadre d’une liquidation judiciaire…..
Tout n est pas toujours glamour et paillettes ! 
Un commissaire-priseur  de mon entourage a eu quant à lui la chance de découvrir des lingots d’or dans la maison qu’il inventoriait…. 

E. Hubert en pleine expertise

Il ne faut jamais se fier au prestige de l’adresse….dans un appartement de prime abord modeste, on peut encore découvrir des trésors insoupçonnés de leur propriétaire…
J’ai ainsi eu l’heureuse surprise de trouver un très beau tableau d’un artiste étranger de la scène parisienne des années 50 chez mon gardien d’immeuble !

TT : Une astuce de maman pour gagner du temps dans le quotidien boulot-maison-enfants ?
EH : Septembre est le bon moment pour repartir sur de bons rails ! Mais j’ai décidé non pas de gagner du temps… mais plutôt de tenter de gagner en moments de qualité : rien de tel que la mise au vert, sans forcément aller loin de Paris : le Pré-Catelan, le Parc de Saint-Cloud…. autant d’endroits proches de chez moi qui permettent de se ressourcer et se retrouver avant de repartir pour une nouvelle semaine.
Je rêverai de gagner du temps en faisant mes courses sur le net…. mais je n’y arrive pas…. Je suis vraiment has been pour ça ! Et puis cela permet à mon homme de mettre un peu la main à la pâte le week-end (sourire)

 

Ader – Bureau Paris 16 – 20 avenue Mozart – 75016 Paris – 06 52 01 09 49 / 01 78 91 00 56

 

 

Skippy

Je suis, je suis, je suis…. un marsupial absolument pas traumatisé par la rentrée à venir.

Les Jardins des Kangourous, La Possonnière près d’Angers (49)
1 h passée avec mes enfants, une vraie découverte !
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Le Jardins des Kangourous 

Du Grand Prix Ratp de Poésie

Lu dans le métro, et ça me porte depuis plusieurs jours, quelques vers d’une lauréate du Prix de Poésie RATP 2017

« Danser dans le vent comme un grain de poussière, 
Et dans un rayon de soleil, tout à coup, 
Se mettre à briller » –

Valérie Séveau – La Rochelle 

Toute mon admiration à cette personne qui signe 3 lignes magistrales. 

 

Sans langue de bois

Excellent ! (merci à Parents Imparfaits !) 

Gardons les idées bien placées

Trouvée dans mon jardin. Une facétie de Schtroumpfs ?