4 poches jeunesse à faire lire de toute urgence !

Les éditions Thierry Magnier ont relooké leur collection Petite Poche. Une bonne occasion pour les 7-10 ans de redécouvrir ces mini-romans pour apprentis lecteurs. Des histoires courtes pour tous les goûts, sans images, pour lire comme les grands.

atableprésident

J’étais en train de battre Rajiv au jeu vidéo quand le téléphone a sonné.
C’est papa qui a décroché. Il a mis le haut-parleur et on a tous entendu une voix qui disait :
– Bonsoir, monsieur Toutcouleur. Vous êtes en direct sur la chaîne Télé 1 !
– Ce n’est pas drôle, a répondu papa qui était très fatigué parce qu’il rentre tard de son travail.
– Si vous ne me croyez pas, allumez votre téléviseur, a répondu la voix, toute joyeuse.
On a fait comme elle disait et, sur la première chaîne, il y avait le programme C’est votre jour de chance !
La chance, ce soir-là, la famille Toutcouleur n’est pas si sûre qu’elle ait frappée, à voir l’armada de journalistes qui attendent à leur porte, caméra braquée. Leur nom a été tiré au sort pour recevoir chez eux un invité de marque : le président de la République ! La faute au narrateur de l’histoire, le jeune Arsène qui a envoyé en cachette un bulletin de participation.

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lesinvités

Ce matin-là il faisait beau, chacun se préparait à partir pour la journée. La sonnette a retenti dans la maison.
C’était inhabituel, personne ne vient si tôt. 
Ma mère s’est levée pour ouvrir. Au son de sa voix, on la sentait surprise, elle ne semblait pas connaître ces visiteurs. Bien entendu, elle les a invités à entrer. Ils étaient nombreux, une dizaine peut-être. La plupart étaient très grands et ceux-là ne parlaient pas notre langue. Un seul, plus petit, de notre taille, la maîtrisait presque sans accent. C’était étrange car on ne l’avait jamais vu.

C’est un autre genre d’invités qu’évoque Charlotte Moundlic dans ce texte très percutant et juste. Dans ce pays-là, des hommes, des femmes et des enfants sont venus. Invités non. Mais ils ont demandé l’hospitalité. Alors la famille a poussé les meubles, déroulé les tapis, offert des collations : « On a dû se pousser pour leur faire de la place », mais c’était de bon cœur. L’un d’entre eux a demandé s’ils pouvaient tous rester encore un peu. La famille a dit oui, car ici « l’hospitalité est une valeur très importante ».

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mangetespâtes

Ce matin, ils ont mis papi dans un grand trou. Un peu plus tôt, ils l’avaient mis dans une boîte, et juste avant, je l’avais regardé une dernière fois. Car c’est ça la mort : après, on se voit plus jamais.
J’ai du mal à bien comprendre. Pas les mots « on-ne-se-voit-plus-jamais » mais ce qu’ils veulent dire. C’est un peu trop grand pour mes idées. Ce serait plus facile si papi était arrivé un jour et puis qu’il était reparti ! Mais non : j’ai sept ans et demi, et il a toujours été là dans ma vie !

Emma se pose toujours beaucoup, beaucoup de questions. Et son père adore y répondre. Pourquoi le ciel est-il bleu ? Pourquoi il fait froid en hiver ? Il a toujours une bonne réponse. Mais depuis que son grand-père est mort, les questions d’Emma tournent autour de : « Ça sert à quoi la mort ? » « La mort, c’est la vie ? » et toutes ses questions ont l’air de faire très mal à la tête de papa…

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CinqSixBonheursNE

Allez, un petit dernier pour la route !
L’une de mes Petites Poches préférées reste Cinq, six bonheurs de Mathis (Prix Sorcières 2006), que j’avais chroniqué à sa sortie… il y a douze ans déjà !
L’histoire d’un petit garçon qui doit écrire une rédaction sur le bonheur et qui ne sait pas trop comment s’y prendre, alors il mène une enquête…

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L’intégralité de la chronique de Nathalie est à retrouver ICI !

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