Top

Lectures d’avril – fin

3 ouvrages aux styles différents que j’ai été amenée à lire ces derniers jours. Je partage mon avis !

 

« Le syndrome de la Chouquette, ou la tyrannie sucrée de la vie de bureau »
Auteur Nicolas Santolaria

Maquette : Les 69 chapitres de ce recueil sont collectés depuis la chronique hebdomadiare que Nicolas Santolaria publie dans le Monde sous le titre de « Bureau-tics ». Chacun fait donc la même longueur, soit 2 pages et demie.

Propos : Décrypter la vie de bureau.
Nicolas Santolaria passe à la loupe et à la moulinette avec beaucoup d’humour, les stratégies, enjeux, états d’âme, traditions, récurrences et autres incontournables vécus au moins une fois par jour par chaque salarié, du privé ou du public, de la TPE à la multinationale, de Paris ou de région.

Les titres sont évocateurs :
« Pour être crédible parlez en ing », « Powerpoint m’a tueR », « Et le stagiaire d’été est arrivé », « Les récits de vacances, 7ème plaie du bureau », « Le tabou des besoins physiologiques », « L’ascenseur ou le monde du silence »

Avis : Se lit vite, avec plaisir, en souriant. Bon, 15 jours plus tard, il ne m’en reste pas grand chose si ce n’est que sur le coup,  bien sûr je m’y suis totalement retrouvée et que mine de rien, le décryptage qu’apporte l’auteur m’a permis de voir certaines choses sous un angle plus approfondi, + décortiqué (allez, + psycho !) que la façon dont je les vis.

Editions Anamosa – Sorti en mars 2018
240 pages  – 14,90 €

 

 

« J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste »
  Auteur Loïc Prigent

Maquette : des centaines de bons mots, vacheries, traits d’humour, énormités que Loïc Prigent, journaliste et documentariste de mode ultra-reconnu, a pu entendre dans les lieux de « modeux » (défilés, studios, cocktails…)

Propos :  Nous faire sourire, rire, grincer, s’énerver, s’étonner en lisant les perles telles que :
« Il est sublime ton vernis à ongles – Oui c’est comme un rouge noir sauf qu’il est vert »
« C’est comme si elle avait la diarrhée de doigts tellement elle tweete »
 » Je sais que tu manges pas mais prends au moins UN Mint »
« Qui c’est ? – Elle a une tête de 4è rang »

Et surtout, si on lit bien la préface de l’auteur, mieux comprendre l’énorme recul qu’il faut avoir avec le monde de la mode si tant est qu’on soit amené à l’approcher. Ce milieu est respectable seulement à cette condition.

Avis : A offrir à une copine hystérique à chaque Fashion Week, qu’elle la suive sur Vogue.fr ou sur place aux défilés ; ou à laisser sur votre chevet pour se détendre. Mais on ne rit pas vraiment. C’est plutôt la sidération qui prend le pas devant tant de vacuité dans les propos que l’on « entend » sortir de la bouche de mannequins, attachés de presse, journalistes, créateurs…

Edition Points –   Sorti en novembre 2017
250 pages – 6,90 €

 

 

« Une femme entre deux mondes »
Auteur Marina Carrère d’Encausse

Maquette : 32 chapitres d’en moyenne 3 pages

Propos : au travers d’un épisode de vie de Valérie, romancière à succès qui se lie d’amitié avec une femme psychanalyste écrouée après un meurtre :

=> nous faire entrevoir la solitude des femmes en univers carcéral
=> nous faire comprendre comment peut démarrer une relation avec un pervers narcissique et une relation de femme à femme
=> aborder l’EMDR, technique de Désensibilisation et Retraitement par les Mouvements Oculaires. Une technique qui permet de faire passer les souvenirs douloureux et traumatisants enfouis dans une partie du cerveau où ils sont « bloqués »  vers une autre partie,  dans laquelle ils pourront être abordés en thérapie pour être surmontés.

Avis : La plume de Marine Carrère d’Encausse (connue entre autres pour être la co-présentatrice du Magazine de la Santé sur France 5) n’est pas la plus académique qui soit mais comme l’histoire – malgré quelques invrais emblances – est bien menée, que les chapitres sont courts, on va jusqu’au bout sans s’ennuyer.
L’évocation de l’EMDR au travers du cas précis de Valérie est intéressante.

 

Editions Anne Carrière – Sorti en octobre 2017
26 pages – 17 €